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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:49

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Par moment, nous nous retrouvons face à un mur. Les décisions à prendre semblent difficiles, et on se sent perdu. On se demande même si les autres ne nous auraient pas menti? Etre parent, n'est-ce pas là le plus grand bonheur qu'on pourrait avoir dans cette vie? Pourquoi personne ne parle des difficultés? Ou peut-être n'avons-nous pas su ou pas voulu "lire entre les lignes"?


Toujours est-il que les moments de bonheurs sont bel et bien là, mais de grandes difficultés également. Par moment, un sentiment d'impuissance peut même décourager. Voici un bout de texte que je trouve très consolant et aidant dans ces moments-là :

Quand nous sentons que nous nous sommes égarés, pendant une période de ténèbres, de désespoir, de confusion, nous pouvons nous demander : "Comment suis-je arrivé là?" "Où suis-je?" "Quel est cet endroit où je me trouve?"

Dès que nous commençons à y prêter attention, nous ne sommes plus perdus. Nous sommes simplement où nous sommes. C'est un bon point de départ, physiquement, quand nous avons perdu nos repères, et métaphoriquement, quand nous avons l'impression de ne plus savoir ce que nous faisons en tant que parents, dans notre activité professionnelle, ou dans la vie en général.

(...)

Un poème de David Wagoner, inspiré de la tradition des Indiens d'Amérique, traduit cet esprit. C'est ce qu'un ancien pourrait répondre à un jeune homme qui vient lui demander : "Que faire quand je suis perdu dans la forêt?"

Sois tranquille. Les arbres devant toi et les buissons de part et d'autre
Ne sont pas perdus. Tout endroit où tu es s'appelle Ici,
Tu dois le traiter comme un puissant étranger,
Lui demander la permission de le connaître et d'être connu de lui.
La forêt respire. Ecoute. Elle répond :
J'ai fabriqué cet endroit qui t'entoure,
Si tu pars, tu peux y revenir, en disant Ici.

Pour le corbeau, chaque arbre est différent.
Pour le troglodyte, chaque branche est différente.
Si ce que fait l'arbre ou le buisson est perdu pour toi,
Tu es sûrement perdu. Sois tranquille. La forêt sait
Où tu es. Laisse-la te trouver.

Le poète nous rappelle que notre vie dépend de notre sensibilité aux détails ; si nous ne percevons pas ce que fait la forêt, l'arbre ou le regard d'un enfant, alors nous sommes sûrement perdus, profondément. Il faut prêter attention, s'éveiller à l'endroit où nous sommes, à ce que nous avons devant nous et tout autour de nous, ici et maintenant.

Pouvons-nous apprendre à rester immobiles? Pouvons-nous entendre respirer la forêt de la vie et du monde, l'entendre nous inviter à rester un moment immobiles, à nous éveiller, à sentir l'interconnexion des choses, à comprendre que chaque instant est différent? Pouvons-nous écouter nos enfants de cette manière?

Tel est le défi de la pleine conscience appliquée à notre travail de parents, surtout dans ces moments qui semblent les plus sombres, et où nous nous sentons à la dérive, sans repères, perdus. Pouvons-nous rester tranquilles, sans sortir de l'ici et du maintenant, et nous laisser guider par ce qui est le plus fondamental, par le biais de notre propre attention?

A méditer... :)

Vous aimerez peut-être :

12 exercices pour être parent en pleine conscience
Juste un instant.
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Parentalité positive, des outils...
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Ne te mets pas en colère.


Notes :

(1) : En bleu : extrait du livre : "A chaque jour ses prodiges", de M. et J. Kabat-Zinn 
(2) : En tant que croyante, je considère la personnification de la forêt comme une prière adressée à Allah.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 13:45

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Je vous prends en photo, je vous filme. Je vous enregistre parce que je veux me rappeler de ce que vous êtes en ce moment. Deux petits enfants. Dont l'un des deux est encore un bébé. Je vous trouve si beaux, si mignons, machaAllah...


Bien-sûr, vous avez un âge parfois fatiguant pour moi, physiquement. Il faut donner de sa personne pour vous suivre, pour vous éviter certaines chutes, pour vous empêcher de vous entretuer...

Mais au delà de la difficulté, il y a des sensations tellement chaudes et tendres....

Est-ce que je me rappellerai des sensations?

Le poids de ce petit corps chaud, blotti contre moi, la tête dans le creux de mon épaule?

La douceur de cette petite tête duveteuse, un peu transpirante, sous mon nez? Le frottement de ma joue contre ces cheveux de bébé, leur odeur de sable chaud?

Ma bouche contre cette petite plante de pied, encore charnue et tendre, avec sa douce et légère odeur de babybel? Ces minuscules petits orteils qui s'ouvrent en éventail puis se referment quand on les chatouille...

Ce petit baiser léger comme un papillon qui se pose sur ma joue dans un moment câlin...

Ce bébé les yeux tout brillants en train de déguster une fraise du balcon, le petit bruit de sa mastication appliquée, la joie qui se lit sur son visage dans la découverte, et son odeur de fraise quand je le prends dans mes bras...

J'aimerais que toutes ces sensations s'impriment sur mon corps, s'y enregistrent pour toujours, pour pouvoir les ressentir encore dans 10, 20, 30 ou 60 ans, quand j'aurai la nostalgie du temps où vous étiez encore mes bébés...

Qu'Allah vous préserve...

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 15:04

    automn


C'est l'automne.

Une saison qui provoque chez moi une légère mélancolie. Mais il faut l'avouer, un automne ensoleillé, c'est magnifique, macha Allah. La lumière du soleil est si douce, et les couleurs chaleureuses.

J'aime la rousseur de l'automne!

En fait, j'ai toujours aimé la rousseur. Les cheveux roux. Ils sont si éclatants, au soleil. Je trouve que c'est la teinte de cheveux la plus lumineuse et chaleureuse existante.

Notre prophète Mohammed, Salallahou alayhi wa salam, avait une belle barbe rousse, teintée au henné.

Jusqu'à il y a encore peu, j'ignorais totalement les discriminations liées à la rousseur. Je ne savais pas que cela existait, et que cela pouvait être difficile à vivre pour les personnes ayant des cheveux roux. Je n'aurais jamais pensé qu'une telle beauté pouvait être considérée comme un handicap par certains et susciter des moqueries.

Les roux représentent 1 à 2 % de la population mondiale. En France, ce pourcentage monte à 5 %. (Héritage de nos ancêtres celtiques.) Ils sont "rares". C'est donc une particularité, qui, comme tout ce qui est "différent", entraîne souvent de la méfiance qui peut déboucher sur de la moquerie ou de la dévalorisation. Quelle bêtise...

Je connaissais de nom le célèbre roman "Poil de carotte" (1894), de Jules Renard, racontant l'enfance et les déboires d'un garçon roux. Apparemment, il s'agit d'une autobiographie. Je savais sans l'avoir lu que poil de carotte était le surnom du héro, qui était mal aimé et mal traité par sa famille. Mais j'avais toujours pensé qu'il s'agissait d'un cas isolé et ancien, je ne savais pas que les roux d'une façon générale étaient victimes de préjugés et de discrimination...

Parmi les préjugés ayant la vie dure :

"Les roux sentent mauvais, car la pigmentation rousse vient du souffre".

Celui-là, je peux clairement le réfuter, c'est archi faux. Les roux ne sentent pas plus mauvais que les autres. Je le dis en connaissance de cause.

"Les femmes rousses sont des femmes fatales."

Beaucoup d'hommes fantasment sur les femmes rousses. Cela vient de 1254, époque à laquelle le roi St Louis oblige les prostituées à se teindre les cheveux en roux pour les distinguer des femmes respectables. Encore un préjugé qui perdure...

"Les hommes roux sont laids."

Quelle idée bizarre... Parmi toutes les nuances existantes, du roux foncé cuivré au blond vénitien, de l'orangé flamboyant à l'auburn... et parmi tous les visages du monde, il ne pourrait pas exister des hommes roux mignons, beaux, ou même, magnifiques?? N'est-ce pas là une idée reçue flagrante? La beauté est subjective, chacun a ses goûts, mais je trouve que dans toutes les ethnies, les couleurs du monde, on trouve des gens beaux, et des gens moins beaux. Catégoriser en disant que tous les hommes roux sont laids, c'est pour moi une forme de racisme.

Les méchants et/ou les idiots dans les dessins animés ont souvent les cheveux roux... Ce n'est pas un hasard.

En Egypte ancienne, on tuait les roux, du simple fait de leur couleur de cheveux, qu'on associait à une divinité mal aimée.  

A l'époque de l'inquisition, on brûlait les femmes rousses sous prétexte de sorcellerie...

Je ne vais pas tous les écrire ici, il y a de nombreux exemples dans l'histoire.  A l'heure actuelle, la discrimination des roux ne met plus leur vie en jeu, mais elle est toujours présente. Je pense notamment à une affiche publicitaire pour un site de rencontre soi-disant humoristique, qui disait : "J'adopte un roux", avec la photo d'un homme roux vraiment ridicule.

Une naissance, une prise de conscience

J'ai été très étonnée et peinée lorsque j'ai pris conscience de tout cela. J'ai toujours aimé la rousseur. Couleur chaude, lumineuse et douce. Mystérieuse de par sa rareté.

Tout a vraiment commencé suite à la naissance du girafon. Tout le monde remarquait ses cheveux. C'est vrai qu'au soleil, c'est très beau, machaAllah, ils sont flamboyants et ça ne passe pas inaperçu. Les commentaires étaient plutôt élogieux. Surtout de la part des mamans, qui trouvaient cela très joli.

Puis, nous avons hérité de chaussons en cuir souple, oranges... Et là, les gens ont commencé à dire : "Oh, il a les chaussons assortis aux cheveux.." Euh, non, ce n'est pas vraiment le même ton d'orange, s'il vous plait. Ma fille a des bottes en cuir marron, personne ne me dit qu'elle a les cheveux assortis??

Depuis, toujours le même refrain. Si mon girafon se retrouve près de quelque chose d'orange, certains ne pourront pas s'empêcher de dire qu'il est assorti. Ok, et ce bébé blond, est-il assorti à une couverture jaune? Je sais que les gens ne disent pas cela méchament, mais ça montre tout de même que l'attention est sans arrêt attirée par la rousseur...

Il y a quelques jours, un petit garçon m'a dit à propos de mon fils : "C'est une carotte!" Choquée et atterrée, j'ai fait mine de rien mais je me suis dit : "Ca y est, ça commence déjà, les mauvais surnoms..." Il n'a même pas encore 15 mois...

Mon petit girafon. Je souhaite qu'Allah fasse de toi quelqu'un de positif et de fort, pour porter ta beauté face à la bêtise de certains.

Tu sens bon. Tu es beau. Je t'aime.

MachaAllahou kan, wa malam yacha, lam yakoun.


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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 14:35

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1.) Tentez d'imaginer le monde du point de vue de votre enfant.

2.) Imaginez à quoi vous ressemblez du point de vue de votre enfant.

3.) Entraînez-vous à voir vos enfants comme parfaits, tels qu'ils sont.

4.) Ayez conscience de vos attentes face à vos enfants, et demandez-vous si elles sont vraiment dans leur intérêt.

5.) Pratiquez l'altruisme, défini comme le souci désintéressé du bien-être d'autrui.

6.) Quand vous vous sentez perdu, soyez pleinement attentif à la situation, pour percevoir intuitivement ce qui doit être fait.

7.) Pratiquez la pleine conscience.

8.) Apprenez à vivre les tensions sans perdre l'équilibre. Votre enfant a besoin d'un repère fiable.

9.) Présentez des excuses à votre enfant quand vous trahissez sa confiance. Les excuses apportent la guérison.

10.) Gardez dans votre coeur une image de chacun de vos enfants, en voulant leur bien.

11.) Entraînez-vous à être clair et solide envers vos enfants, avec l'ouverture du coeur et non le désir de contrôle.

12.) Le plus grand cadeau que vous puissiez faire à votre enfant, c'est vous-même.


Vous aimerez peut-être :

Parentalité positive, des outils...
Ne te mets pas en colère.
Tu es grande, maintenant!
Juste un instant.

Note :

Résumé d'un extrait de "A chaque jour ses prodiges", de M et J Kabat-Zinn.

Photo : Issue du livre : "Les petits pains au nuage", de Baek Hee-na

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 13:38

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L'automne a commencé, et je trouve que c'est la saison qui se prête le mieux à la confection de la table des saisons, un élément de la pédagogie Steiner.

Je n'adhère pas complètement à cette pédagogie, mais j'aime cette idée-là. Il s'agit de marquer le temps qui passe en décorant un coin de la maison au fil des saisons. Un ornement naturel, vivant, mouvant, évoluant au cours du temps.

Il y aura donc 4 décors principaux : Le printemps, l'été, l'automne et l'hivers.

Ces décors ne seront pas figés et peuvent évoluer au fur et à mesure en y ajoutant des éléments nouveaux selon les découvertes du moment.

Comment faire une table des saisons :

L'endroit désigné pour faire une table des saisons est idéalement un petit meuble équivalent à une table (d'où le nom) à la hauteur des enfants. (Qu'ils puissent voir, toucher, ajouter eux-même des éléments.) Si on manque de place, on peut choisir de décorer la porte d'entrée, ou un plat déposé au centre de la table, par exemple.

On choisit une teinte pour maquer chaque saison. On peut mettre une étoffe de la couleur choisie comme une nappe, en dessous des éléments décoratifs.  Par exemple : Printemps : vert clair, jaune. Eté : Vert soutenu. Automne : Orange, rouge, marron. Hivers : Bleu, bleu clair, blanc.

L'enfant y mettra des éléments trouvés dans la nature (si on habite en ville, un tour au parc peut faire l'affaire). On peut disposer un vase dans le décor, dans lequel on mettra des fleurs cueillies ou des branchages.

Eléments naturels trouvés par l'enfant, comme par exemple :  

  • Printemps : de petites fleurs sauvages nouvellement poussées, une branche avec des bourgeons (trouvée au sol)...
  • Eté : Des fleurs, des fruits d'été en attendant de les manger, des épis de blé...
  • Automne : Des feuilles mortes colorées, des marrons, des chataignes, des pommes de pin, des glands, des champignons comestibles, de la mousse...
  • Hivers : Des cailloux, des branches mortes, du gui, du houx...  


Au fil de l'année, on peut ajouter des éléments en lien avec les fêtes religieuses que l'on souhaite célébrer. Pour les chrétiens, les fêtes suivent plus ou moins le cours des saisons de façon fixe. Pour les musulmans, le calendrier lunaire fait que les fêtes se déplacent au fil des mois d'année en année.

C'est un bon moyen pour marquer le temps qui passe, décorer la maison et sensibiliser l'enfant à la nature. J'y accorde d'autant plus d'importance que nous habitons en pleine ville. 

J'essaye de faire notre table des saisons essentiellement avec des décorations maison et du recyclage, de façon à développer la conscience écologique des enfants. Cela permet également de faire de petits ateliers bricolage en lien avec la saison du moment. 

Qu'apporte la table des saisons à la maison :

La table des saisons a plusieurs points fort à mon sens :

1.) Elle marque le temps qui passe.
2.) Elle éveille l'enfant à la nature et aux changements qui s'y produisent.
3.) Cela décore la maison.
4.) On peut y intégrer les différentes fêtes religieuses que l'on souhaite célébrer.
5.) Selon le sens que l'on y donne, on développe la conscience écologique des enfants : recyclage, etc... 
6.) Elle stimule la créativité : bricolage, reflexion sur les saisons, décoration, etc...
7.) Le décor n'est pas figé et évolue selon les envies et les découvertes du moment.


PHOTO : L'arbre en carton en 3 dimensions, fabrication maison. Il évoluera au fil des saisons. Photo prise et retravaillée par BarbeDrue. (Merci!! :)) 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 16:05

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Je serre ton petit corps contre moi. Encore si petite, si jeune et si vulnérable... Tu es légère comme un oiseau, toute douce, tendre et chaude contre moi... J'écoute ton coeur, ta respiration, ton souffle de vie, je respire ton odeur... Mon enfant... Ma petite fille aînée...

Toi qui m'a fait devenir mère.. Toi qui m'apprends tellement de choses sur moi-même et sur la vie en général..

En te voyant, je me revois enfant. Je revis de vieilles blessures, je suis confrontée à mes limites et j'essaye de les dépasser. Ce n'est pas toujours facile d'être la mère que je souhaite être.

Chaque difficulté n'est que passagère, tu grandis et tu évolue tellement vite... Quand c'est dur, parfois, je souhaite que le temps passe vite pour passer à autre chose, sortir de la difficulté.

Mais en vérité, même dans les moments difficiles, ces instants sont précieux. Chaque seconde qui passe t'éloigne un peu plus de moi.

Tu étais dans mon ventre, en moi, nous ne faisions presque qu'une seule personne à nous deux.

Tu es sortie de mon ventre. Tu étais un bébé fragile, qui ne savait que peu de choses du monde. Tu ne mangeais que mon lait. Tout ton corps s'était formé entièrement par ma chair, par ce que je mangeais moi-même. Toutes tes cellules, excepté celle de départ donnée par ton papa, ta peau, tes cheveux, ton cerveau, tes poumons, ton coeur... Tout cela était issu de mon propre corps...

Nous étions extrêmement proches, fusionnelles, une maman et son tout petit bébé... A peine séparées.

Puis, tu as commencé à manger d'autres choses que mon lait, à te déplacer, à parler, à découvrir le monde. Tu commençais à "partir", mais tout en ayant besoin de moi pour pouvoir t'éloigner, jamais bien loin.

Et voila que tu as trois ans. Tu viens d'entrer à l'école. Notre première vraie séparation, même si pour le moment, ce ne sont que trois petites heures dans la matinée...

Macha Allah... Le petit bébé que tu étais me manque parfois....

Même dans la difficulté, je voudrais apprendre à vivre pleinement l'instant présent, et à le savourer... Ne pas me dire plus tard que j'ai "manqué" tous ces moments avec toi. Que j'étais là uniquement physiquement, mais coupée de la profondeur. 

C'est dur pour moi de te voir t'éloigner, mais je suis heureuse que tu grandisses et que tu deviennes une personne à part entière. C'est pour cela que tu es née et que tu m'as été confiée.

Je t'aimerai toujours, et je ferai tout mon possible pour être une bonne maman pour toi et ton petit frère...


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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 13:56

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Vous vous demandez peut-être ce que deviennent nos deux plants de courge butternut?

Pour ceux qui n'auraient pas suivi le début de cette histoire, j'en parle ici .

Nous avons donc semé puis planté nos deux plants de butternut au début du mois de juin, ce qui était en fait vraiment très tard... Pour tout dire, nous avons fait énormément d'apprentissages avec cette expérience, en partie par l'erreur.

Résultat : nous n'avons encore aucune fleur femelle ouverte, et la récolte d'ici fin novembre semble bien compromise, même si toutes les autres conditions étaient optimales (ce qui n'est pas le cas, je parle de ma deuxième erreur plus bas...).

Bon, en même temps, je n'avais pas vraiment prévu de faire pousser des courges sur mon balcon, c'est par un concours de circonstances que nous nous y sommes mis.

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Les deux plants ont vraiment bien poussés, surtout l'un des deux. Il nous a fait des fleurs magnifiques. Mais pour le moment, seulement des fleurs mâles..

Sur la photo ci-dessous à droite, on peut voir un bouton de fleur mâle. Ils sont facilement reconnaissables des boutons de fleurs femelles.

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Oui, des fleurs mâles. Comme je l'ai appris sur le tas, les courges ont des fleurs mâles et des fleurs femelles, qui sont bien distinctes. Les fleurs mâles ont un pistil et du pollen, et les fleurs femelles ont des étamines pour recevoir le pollen. On peut facilement reconnaître les fleurs femelles, parce qu'à leur base, leur tige a déjà plus ou moins la forme du futur fruit. Ca se voit déjà au stade de bouton.

Ci-dessous, sur la photo de gauche, un bouton de fleur femelle. A la base, on reconnait bien la forme du butternut, un peu en forme de poire. Je crois que certains botanistes appellent cette partie de la fleur "l'ovaire".

Et sur la photo de droite, nos boutons de fleurs femelles qui ont séché sans vouloir s'ouvrir... Pourquoi?? Je ne sais pas trop.... Mais bon, on a de nouveau deux boutons de fleurs femelles, donc on garde encore un petit espoir... :)

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Les fleurs femelles et les fleurs mâles ne fleurissent pas en même temps, pour éviter que la plante ne s'auto-fertilise. Seulement nous n'avons qu'un seul plant qui produit des fleurs et nous sommes en retard sur la floraison. J'ai donc récolté un peu de pollen que je conserve en espérant qu'une des fleurs femelles finira par éclore...

Ci-dessous, photo de gauche : veille d'éclosion, photo de droite, le lendemain matin, la fleur !

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C'est beau une fleur de courge!!! :) Mais ça ne reste pas ouvert longtemps. Les fleurs mâles ne restaient belles qu'une demi-journée en moyenne.

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La première erreur aura donc été de semer nos graines vraiment trop tardivement. La deuxième, de sous estimer un champignon...

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Eh oui... On ne s'improvise pas jardinier comme ça... Au départ, j'ai vu deux toutes petites tâches blanches sur une grande et belle feuille. Ca ne m'a pas trop plu, mais je me suis dit que ça n'avait pas l'air bien grave, et je n'ai rien fait...

En fait, il aurait fallu enlever tout de suite cette feuille, et ne pas toucher les autres feuilles avant de se laver les mains pour éviter la propagation... Eviter également que la terre soit trop humide dans le pot. En peu de temps, toutes les feuilles ou presque ont été atteintes. Erreur de débutante, que je suis encore...

Mais bon, je suis contente, c'était un plaisir de suivre l'évolution de la plante, nous avons eu de très belles fleurs et nous avons appris énormément de choses. Comme ça, pour l'année prochaine, nous repartons avec de meilleures connaissances. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, et je crois bien que c'est en jardinant qu'on devient... jardinier?? Enfin, on verra! ;)

Et puis, tout n'est pas terminé, puisque comme je le disais, il nous reste encore deux boutons de fleurs femelles. Reste à voir s'ils parviendront à fleurir et à échapper au champignon... Quel suspens, sur notre balcon!!


Photos : Entre juin et septembre 2013, sur le balcon.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 15:25

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Je lis beaucoup en ce moment...

J'ai fait une petite liste de différents "outils" glanés ça et là dans le but de rester calme... J'ai eu envie de remettre tout ça au net. (Cette liste est loin d'être exhaustive!)

Pour rester calme, communiquer, faire passer un message à l'enfant, ...  :

1.) Définir des règles claires et peu nombreuses, et s'y tenir.
Ex : a.) Ne pas faire du mal aux gens, ni aux animaux, ne pas se mettre en danger.
b.) Ne pas abîmer volontairement le matériel, à soi et aux autres.

2.) Conduite à tenir en cas de règle enfreinte :
a.) Règles claires et peu nombreuses définies clairement à la base.
b.) Dire "non" avec délicatesse (ne pas embarrasser)
c.) Expliquer pourquoi il ne faut pas le faire.
d.) Si l'enfant continue, en douceur, arrêter physiquement son geste.
e.) Accueillir et accepter les sentiments négatifs de l'enfant (tristesse, colère...)
f.) Respecter aussi les "non" de l'enfant : il pose lui aussi ses propres limites.

3.) Se mettre au niveau de l'enfant : à sa hauteur, en s'asseyant ou s'accroupissant, le regarder dans les yeux, le toucher doucement. = contact physique et visuel.
Parler calmement et expliquer précisément la demande.

4.) Eviter la formule négative.
En effet, la formule négative est difficile à analyser par le cerveau. Si je vous dit : "Ne pensez pas à une voiture rouge", presque automatiquement, l'image d'une voiture rouge se forme dans votre esprit. Pour les enfants, l'analyse de la négation est immature, donc encore plus compliquée. Quand ils font exactement ce qu'on vient de leur dire de NE PAS faire, ils ont parfois simplement omis la négation. Le plus simple est donc de le dire en version positive : Au lieu de "NE monte PAS sur la table!", il sera plus clair pour l'enfant de lui dire : "Reste par terre!"

5.) Arrêter d'appeler ou de demander des choses de loin. = Se déplacer!!!
Entrer en contact avec l'enfant, qui est dans son univers.
En se déplaçant, on entre soi-même dans l'univers de l'enfant, il peut ainsi mieux nous "capter".

6.) Les enfants préfèrent de l'attention négative plutôt que pas d'attention du tout.
Un enfant qui manque d'attention ira en chercher par des comportements inadaptés, en sachant que lorsqu'il se fera grondé, il aura à ce moment-là sur lui toute l'attention de ses parents...

5.) Dans les moments où l'enfant nous parait insupportable, nous avons envie de le repousser. (Va dans ta chambre, laisse-moi tranquille, Tais-toi...) En fait, c'est souvent dans ces moments-là que l'enfant a le plus besoin de ses parents. Le mieux parfois, c'est tout simplement de lui faire un câlin.

8.) Se rappeler que les enfants nous ont été confiés.
Ils ne nous appartiennent pas. Ils ne sont pas une "possession". Nous devons les considérer comme un trésor que Dieu nous a confié, dont nous devons prendre soin.

9.) Dormir suffisamment.
Etre en manque de sommeil rend irritable et on se retrouve plus facilement hors de soi. Cela empêche de réfléchir.

10.) Accepter de répéter les choses.
Les enfant ont besoin de temps pour intégrer certaines choses, ils ne le font pas exprès. Le fait de répéter les aidera dans leur apprentissage. On devrait répéter chaque chose comme si c'était la première fois, même si ça nous paraît être la 100ème fois. Pas besoin d'être énervé pour ça.

11.) Eviter les étiquettes.
"Tu fais toujours ça comme ça."
"Tu ne pourras jamais faire ceci ou cela"
"Tu es (ceci ou cela).."
"Dans notre famille, tout les enfants font ceci"
"Tu es comme untel"
"Untelle est la musicienne de la famille, et untel l'intellectuel"
etc... Cela enferme les enfants (ou adultes) dans un schéma qui n'est pas le leur, et qui ne correspond peut-être pas à leurs attentes profondes.

12.) Plus les enfants grandissent, plus les problèmes deviennent complexes.
Autrement dit, ne pas espérer qu'en grandissant il sera plus facile de comprendre son enfant et de s'en faire comprendre, si c'est déjà difficile à l'heure actuelle. C'est tout de suite qu'il faut travailler pour avoir une bonne communication.

13.) Si vous changez, votre enfant changera.
C'est pour les parents que c'est difficile de changer, et que cela prend du temps. Pas pour un enfant.
Même si le changement après beaucoup d'effort parait minime, c'est déjà une victoire, et cela prouve que les efforts sont payants.

14.) Penser que les enfants sont la solution plutôt que le problème.
a.) Ils peuvent réparer une "bêtise" (coup d'éponge, etc...)
b.) Ils nous aident à avancer, à nous remettre en question, en nous faisant découvrir nos faiblesses.
c.) Ils sont une excellente motivation pour changer.

15.) Une "bêtise" devrait plutôt être considérée comme une "expérience".
L'enfant découvre le monde, veut tout essayer, expérimenter. Ce n'est pas de la bêtise, mais son inexpérience qui provoque parfois de petits désastres... C'est ainsi qu'il découvre la vie.

16.) On peut dire toute chose en restant calme.
Le fait de crier, de s'énerver, d'être agacé est totalement superflu et cela ne dispose pas les autres à nous écouter et comprendre le message que l'on souhaite faire passer. 

17.) La famille est un jardin.
A nous d'y semer ce que l'on souhaite y voir pousser.
Si on passe son temps à râler et s'énerver, pas étonnant que les autres fassent pareil en retour...

18.) Se rappeler que tout est passager.
Les enfants grandissent et évoluent si vite qu'ils passent très rapidement à une nouvelle étape. Les moments difficiles sont donc souvent passagers, tout comme les côtés positifs qui y sont souvent également liés. On est souvent pressé de sortir d'une phase difficile, et une fois qu'elle est terminée, on peut se rendre compte que certains aspects positifs appartiennent également au passé...
Un jour les enfants seront à leur tour des adultes... C'est maintenant qu'on peut les accompagner.  

19.) Il est possible de "guérir" d'une enfance difficile.
Guérison de l'enfant intérieur. (1)
Cela dans le but de ne pas répéter malgré soi des choses négatives, et pour pouvoir être attentif aux besoins de notre enfant sans être courcircuité par le rappel de nos propres besoins anciens non comblés.

20.) Accepter l'expression des émotions de nos enfants.
Même la colère, avec son agressivité... L'enfant doit pouvoir dire ce qu'il a sur le coeur pour ne pas garder en lui la rancoeur qui finira par sortir d'une façon ou d'une autre, plus ou moins contrôlée, avec plus ou moins de répétition, même à l'âge adulte.

21.) Entre l'autoritarisme et la coopération, l'équilibre est instable.
"Entre les deux, l'équilibre est instable, car plus il y a de moments où nous sommes dans l'autoritarisme, moins l'enfant sera coopératif, et plus il y a de moments où nous sommes à l'écoute, moins l'enfant acceptera de se soumettre à l'autoritarisme." (2)

22.) Grosse colère d'un enfant : décharge émotionnelle.
On la laisse passer comme on attend la fin d'un orage. Il y a toujours une cause à ces colères : Fatigue, faim, tristesse, colère, frustration... On peut faire de la prévention en amont en donnant de l'écoute, un casse croûte, un calin, un bain chaud, un jeu très physique, etc... Cela permet parfois d'éviter la "crise". Une fois la crise commencée, il faut accepter de la "laisser sortir".

23.) Prendre le temps de se ressourcer.
Souffler, demander de l'aide à Dieu. Se recentrer sur les choses essentielles.


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Juste un instant.

Notes :

Certains "outils" que j'expose ici en vrac sont tirés de mes lectures :

- Le magazine PEP'S N°3 (une mine d'or! Merci Marion pour le conseil!!)
- "J'arrête de râler sur mes enfants et mon conjoint", Lewicki et Leroy
- "A chaque jour ses prodiges", M. et J. Kabat-Zinn
- "Rivalités entre frères et soeurs", Faber et Mazlish
- "Sans fessée, comment faire", disponible en ligne sur la maison de l'enfant

(1) : Guérison de l'enfant intérieur proposée (entre autre) dans le livre "Il n'y a pas de parent parfait", Filliozat
(2) : Passage recopié dans PEP'S N°3, Extrait de l'article : "L'obéissance en question", de B. Guimbal 

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 14:37

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Parfois, j'oublie un peu ton état de petite fille. Tu dialogue avec moi, et j'ai l'impression que tu réfléchis comme tu t'exprime... J'oublie ton immaturité émotionnelle... Tu n'as que trois ans, et je ne sais pas vraiment ce qui se passe dans ta tête...

L'année passée, tu avais à peine deux ans, et d'un coup, tu es passée de l'état du petit enfant unique à celui de "grande sœur". Un cap vraiment marqué, un passage violent, que tu n'avais pas demandé.

J'observe parfois les autres enfants de ton âge. Certains sont un peu plus âgés et me paraissent pourtant encore de grands bébés. Ils sont plus hauts que toi, mais tu me parais mûre à côté d'eux. D'où vient ce décalage? J'étudie un peu mieux la situation, et je réalise soudain que ce garçon qui te dépasse, qui a quelques mois de plus (parfois un an de plus...) est en fait le petit dernier de sa fratrie... C'est fou comme les attentes des parents sont différentes selon le rang de l'enfant dans la fratrie...

A deux ans, tu étais encore enfant unique, plus pour très longtemps. Je regardais avec un peu de nostalgie et de regret la petite enfant que tu étais, encore un peu mon bébé. Je savais que ces derniers instants étaient comptés, je me demandais ce qu'il adviendrait une fois que tout aurait changé..

Je suis moi-même enfant unique. Je me demandais comment j'allais gérer une fois que ta situation de fille unique ne serait plus, et que ton état serait différent de celui que j'ai toujours vécu... En tant que parent, on est forcément influencé par le propre rôle qu'on a soi-même joué dans la fratrie, ou en tant qu'enfant unique. Comment ne pas reporter ses propres peurs et manques anciens sur nos enfants?

C'est difficile de laisser la liberté aux enfants d'être vraiment ce qu'ils sont, et pas ce que nous pensons qu'ils doivent être...

Un petit frère est arrivé. Et d'un coup, tu es devenue grande. Grande par rapport au tout petit bébé qui venait d'arriver, qui était si fragile, et qui avait d'un coup besoin de tout. Immense à côté de lui, bien que tu sois quasiment toujours la plus petite en compagnie d'enfants de ton âge...

- "Tu es trop grande pour mettre les habits de ton petit frère, tu vas les abîmer..."
- "Voyons, ce sont des hochets de bébé, ne les accapare pas, tu as des jouets de grande, toi!"
- "Tu es trop grande pour te faire nourrir à la becquée, mange donc toute seule!"
- "Tu es trop grande pour t'en prendre à ton petit frère, voyons"...
- "Voyons, tu es grande, maintenant!"

Et pourtant...

- "Tu es trop petite pour jouer avec les allumettes!" (D'ailleurs, voila, je les ai bien cachées!)
- "Tu ne peux pas rester seule à la maison, tu dois venir avec moi."
- "Non, n'ouvre pas la fenêtre, et laisse ce marche pied dans les toilettes, tu pourrais tomber!"

Si grande, et si petite en même temps... Quelle position instable on t'impose.

3 ans, c'est encore la petite enfance.. Et pourtant, on ne cesse de te dire d'une part que tu es grande, trop grande pour bien des choses, trop grande pour qu'on puisse comprendre que tu sois encore si immature... Alors que d'autre part, on te fait bien comprendre que tu es encore bien petite pour prendre des décisions et des initiatives...

Quand les petits derniers de la famille à trois ans sont encore les bébés de leurs parents, toi, ma petite aînée, tu es la grande de la famille. Et tout le monde passe son temps à te le rappeler.

Je sais bien que tu es encore une petite fille. Tu n'es plus un bébé, mais tu en étais encore un il n'y a pas si longtemps, même si on l'oublie parfois. Et quand je te vois entourée de "grands", je vois bien que tu n'es qu'une toute petite fille.. Mon amour pour toi n'a pas diminué. Mais le temps que je peux t'accorder, oui.

Parfois, je me sens triste, je vois en toi la petite fille que j'étais, et j'ai l'impression de sentir toute la frustration, la colère ou la tristesse que tu ressens, mais que tu n'exprime pas avec des mots.

Sois grande quand tu le souhaite, ou petite si tu en as envie. J'essayerai de te suivre.


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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 15:28

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Avez-vous déja eu l'impression de voir le monde à travers les yeux d'un enfant?

Un enfant qui ne connait pas toutes les règles physiques, biologiques, sociales qu'un adulte a depuis longtemps intégrées... Un enfant qui est plus petit, donc voit les choses sous un angle différent..

Il y a quelques temps, j'ai prêté mon appareil photo à ma petite fleur... (C'était risqué, j'avoue...)

Du haut de ses trois (pommes) ans, elle a passé une petite quinzaine de minutes à mitrailler les moindres détails de notre appartement.

Le résultat est assez surprenant. Il y a bien-sûr énormément de photos loupées, floues, etc... Mais au milieu de tout ça, quelques pépites.

Les enfants ont une fraicheur, une innocence qui transparait dans les clichés. Ils n'ont pas encore les limites et les barrières que nous nous imposons lorsque nous essayons de faire une bonne photo.

Quelques morceaux choisis :

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 Le parquet du balcon..

P1100987
Son grand plant de tomates cerise.

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Gros plan sur une taie d'oreiller...

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 Les fleurs de calendula vues d'en bas...

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Du linge sur le séchoir...

P1110001.JPG
Un des plants de courge butternut, derrière une tige d'aneth (une de mes photos préférée, je la trouve très poétique!)

P1110094.JPG
Le parasol...

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   Le réveil / adhan...

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Le chat qui tente de s'échapper discrètement...

P1110079.JPG
Gros plan sur le charriot de marche...

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Le torchon...

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Des jouets plus ou moins bien rangés...

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Un dossier de chaise...

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Le chat qui dort (cadrée de façon plutôt classique, par rapport aux autres photos!)

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Gros plan sur le dossier du canapé...

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Et sur le mur du balcon...

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Son petit arrosoir...

P1100997.JPG
Encore des plants de tomates vus d'en bas..


Et voila, fin de l'immersion!!

Je dis ça, parce qu'en voyant ces photos pour la première fois, j'ai eu une légère impression de redécouvrir le monde sous un autre angle. On est bien loin des standards et cadrages habituels en photographie, et de notre vision quotidienne.

Peut-être qu'on gagnerait à regarder autours de nous de la hauteur de nos enfants! ;)

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