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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 14:47

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La plupart du temps, tout va bien. On est en forme, on vit notre routine quotidienne, le temps passe vite. Parfois, une petite maladie, le nez qui coule, la gorge prise… Le temps semble ralentir un peu sa course, puis on se remet, et la vie file.

On observe le monde et notre quotidien d’un air un peu blasé, avec nos deux yeux qui voient clair. Peut-être avec des accessoires tels des lunettes ou des verres de contact, ou après une intervention chirurgicale, mais on voit clair.

Le bleu du matin, le ciel gris chargé de nuage, l’oiseau qui s’envole, la pluie accompagnée du soleil et d’un arc-en-ciel. La fumée qui commence déjà à sortir des cheminées.

Odeurs du matin, le lait au chocolat des enfants fumant dans la casserole, l’odeur du pain chaud et des croissants en passant à côté de la boulangerie.

La sensation des pièces qui s’entrechoquent
 
avec un léger bruit métallique dans la main, qui rebondissent, de leur poids et leur densité, qui passent ensuite dans la main de notre enfant, puis dans celle de la rom assise par terre.

Et on repart. Vivant. En pleine possession de ses moyens. Dans la force de l’âge. On vit l’instant présent, on fait des projets.

Les enfants grandissent. On les sert dans nos bras et on sent leurs petits corps tièdes et tendres. Leur respiration dans notre cou, leur souffle de vie, un petit cœur qui bat comme un papillon.

Est-ce que j’arrive à mesurer à quel point la vie est fragile et à quel point tout ceci est un cadeau ?

J’entends souvent des personnes ayant un cancer grave dire : « Avant ce cancer, je n’étais jamais malade. Jamais. »

Nous sommes en bonne santé. Cet état semble durer pour toujours. Mais il suffit de peu pour basculer de l’autre côté. Nous sommes vivants, et un jour nous serons morts.

Le Prophète Mohammed, ŝalla l-Lâhou `alayhi wa sallam a dit

ce qui signifie : « Profites de cinq choses avant cinq autres : profite de ta vie avant ta mort, de ta bonne santé avant ta maladie, de ta jeunesse avant ta vieillesse, de ta richesse avant ta pauvreté, et de ton temps libre avant d’être occupé ».

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La vie est faite de roues qui tournent. Un moment, je suis dans le creux de la vague, et puis me voilà tout en haut. Une page se tourne, une autre s’ouvre. Un état semble constant et puis change. Où en étais-je dans cette vie il y a 10 ans ? Où serai-je dans 20 ans ?

Allah nous donne et puis reprend. Cette vie n’est qu’un passage, et nous sommes des voyageurs. Surtout, ne pas oublier la destination et le but de notre voyage, tout le reste n’est qu’une succession d’étapes…

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 14:35

 

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Je suis actuellement en pleine réflexion et tâtonnements en ce qui concerne mes méthodes éducatives. L’éducation bienveillante n’est pas facile à mettre en place. L'écart entre la théorie et la pratique est parfois énorme. Les jours avec et les jours sans se succèdent. Mon cerveau tourne à la vitesse grand V, cherchant sans cesse à se dépasser.

Chaque famille est unique. Nous n’avons pas le même caractère, ni les mêmes problèmes à résoudre. Ce que je dis dans ce blog est le résultat de mes recherches personnelles et de ce que j’essaye de mettre en place. Il ne s’agit en aucun cas d’une vérité absolue à suivre au pied de la lettre.

Je pense qu’il est important de préparer et d’aider nos enfants à assumer les conséquences de leurs actes. C’est encore difficile pour eux quand ils sont petits. N’ayons pas peur de nous abaisser en aidant nos petits à assumer. Imaginons que notre enfant casse les lunettes d’un de ses amis. Nous prendrions les choses en main, mettrions notre assurance en marche pour assumer la réparation des dégâts.  ...  Eh bien dans la vie courante, c’est pareil.

En cas de comportement inadapté :

Sans énervement (je crois que c'est l'élément le plus difficile à mettre en place), je me mets à la hauteur de mon enfant. Je le touche doucement pour établir un contact physique et capter son attention. Je le regarde sans sévérité. Il est jeune et je l’aime. Je suis là pour l’aider à assumer ses erreurs si c’est trop difficile pour lui tout seul. Je ne suis pas un chef autoritaire, mais un guide pour lui.

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exemple : Mon enfant vient de jeter à terre son verre en plastique rempli de jus de fruit.

Je n’ai pas besoin de m’énerver. Je garde dans un coin de mon cerveau que mon enfant vient de me lancer un signal que je dois prendre en compte. S’il a jeté son verre ainsi par terre, c’est que quelque chose ne va pas. Il a probablement envoyé d’autres signaux avant cela auxquels je n’ai pas été attentive, car mon attention était ailleurs. Mon enfant a donc cherché un autre moyen plus efficace de me ramener à lui.

Je suis ferme et en douceur, je demande à mon enfant de réparer sa bêtise. S’il ne veut pas, je le guide gentiment. « Viens, nous allons le faire ensemble. » Je lui donne une éponge et je l’aide à nettoyer.

Une fois le sol nettoyé, je reviens sur le signal que m’a envoyé mon enfant. Je lui donne toute mon attention. Veut-il jouer ? Veut-il un câlin ? Je ne pose pas forcément de question, mais je lui offre ma proximité, mon écoute et je
 
propose ce qui me parait adapté à la situation.

2.) Mon enfant vient de frapper son petit frère.

Je ne m’énerve pas. Je lui rappelle que c’est mal de frapper et je lui montre son petit frère qui pleure et qui a mal. Je lui demande de réparer : - consoler, demander pardon puis soigner (caresser ou faire un bisou magique sur l’endroit meurtri, si besoin mettre un pansement, etc…)

Ensuite, je vois avec l’enfant les causes du débordement, et ce qui aurait pu être mis en place pour l’éviter. Comme par exemple : si ton petit frère t’a pris la voiture, tu peux lui demander gentiment de te la rendre, ou tu peux m’appeler.
 
Si tu sens la colère qui monte, respire profondément. Etc…

Si l’enfant est trop énervé, il n’est peut-être pas tout de suite capable de réparer. Dans ce cas, on peut
 
séparer les deux enfants le temps que chacun retrouve son calme, puis passer à la réparation. Et parfois, les parents aussi ont besoin de garder (retrouver ?) leur calme ! ;)

La réparation est valorisante pour l’enfant, elle lui donne un rôle actif dans la résolution du problème. Peu importe s’il a l’air de s’amuser à nettoyer ou à mettre un sparadrap au petit frère. Ce n’est ni une récompense, ni une punition, mais un enseignement profond. L’enfant apprend petit à petit que les actes ont des conséquences : « Si j’ai renversé quelque chose sur le sol, je dois le nettoyer. Si je fais du mal à quelqu’un, je dois lui demander pardon et le soigner. »

C’est en plus une première base en vue de « at Tawbah », le repentir :

1.) J’arrête l’interdit.
2.) Je regrette sincèrement de l’avoir commis.
3.) Je fais l’intention ferme de ne plus recommencer.
4.) Le cas échéant, je répare (demande de pardon, soin, restitution en cas de vol, etc..)

At Tawbah est un processus fondamental dans le cheminement de tout musulman.

Les enfants aiment la douceur et la justice. Comme ils apprennent essentiellement par imitation, si nous nous comportement ainsi avec eux, on peut espérer que petit à petit, eux aussi se comporteront ainsi.

Les punitions :

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Lorsque je punis mon enfant, en l’envoyant par exemple dans sa chambre, je le rends passif.

Une fois dans sa chambre, l’enfant ressent souvent un sentiment de révolte. En général,il ne se dit pas « Mince, j’ai mal agit. », mais plutôt « Mince, je suis puni, c’est injuste, papa/maman est méchant/e. »

Mettre en place la notion de conséquences et réparation n’est pas une chose facile. Les débuts sont souvent chaotiques. On manque de repère, on manque de constance, et on a l'habitude d'être énervé ou agacé face aux comportements inadaptés.

J’ai remarqué que les jours où je suis calme et détendue, je suis  maintenant capable d'appliquer le principe de réparation tout en restant très douce. Mais d’autres jours je suis fatiguée et sur les nerfs, et j’envoie ma fille dans sa chambre en criant…

Peu m’importe de ne pas réussir tous les jours. Comme pour toute nouvelle chose, il faut de l’entraînement. Si je renonce sous prétexte que j’échoue, cela veut dire que je n’entreprendrai plus rien dans ma vie. Toutes les choses que je sais faire, j’ai dû les apprendre. Pour un enfant, apprendre à marcher ou à boutonner une chemise nécessite beaucoup d’échecs et de recommencement. Nous sommes passés par là, et comme tous les enfants, nous étions motivés et résolus à avancer. Apprendre à devenir un parent bienveillant passe par cela aussi.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 14:42

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« Quand un enfant se comporte mal, nous avons tendance à nous éloigner de lui, l’idée  de nous rapprocher pour lui faire un câlin ou de lui donner de l’attention nous choque presque, car il nous semblerait récompenser son comportement négatif !

Nous, parents, pensons souvent devoir conserver une attitude sévère et froide pour qu’il « comprenne qu’il a mal agit ». Mais l’amour n’est pas une récompense, c’est un carburant. Cela ne nous viendrait pas à l’idée avec une plante qui ne pousse pas correctement ou avec notre voiture ! Si cette dernière est en panne, nous ne la culpabilisons pas, nous remplissons son réservoir. »

Extrait de « Il me cherche », d’Isabelle Filliozat, dont je ne peux que chaleureusement vous recommander la lecture.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 15:45

 

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Toute chose peut être dite en douceur. Nos enfants ont parfois des comportements inappropriés auxquels nous devons dire non. Cela ne nécessite ni ne justifie en aucun cas de la colère.

Alors pourquoi, parfois, se retrouve-t-on en train de crier sur son enfant, même en étant conscient de cela ?

Les cris sont la conséquence d’un sentiment de désespoir. Le parent se sent dépassé par les événements, il a l’impression de ne plus savoir quoi faire. Il existe une forme de pression sociale, qui exige un schéma d’enfant « sage ». Si notre enfant sort des caractéristiques de ce schéma, on peut ressentir parfois une forme d’échec. Certains parents pensent que pour rétablir l'ordre, les cris seront efficaces. 

Certaines mamans (et très probablement certains papas aussi) culpabilisent. Elles se sentent responsables, pensent qu’elles sont de mauvaises mères, ou qu’elles pourraient le paraître. Le sentiment d’échec et d’impuissance est si fort qu’elles sont parfois submergées par la colère.

Certains parents ont peur. Ils craignent que leur enfant ait un mauvais fond, et ne savent pas comment faire pour gérer la situation.

D’autres sont épuisés, vidés, et n’ont plus de patience.

Pourtant, la colère, les cris et la violence ne résolvent pas le problème. L’enfant ne devient pas plus calme ou plus « sage ». Peut-être se renferme-t-il dans une coquille, et certains parents peuvent avoir la sensation illusoire d’une amélioration, sans se rendre compte que des liens ont été rompus.

Les parents qui crient et les enfants qui font une crise ont bien des points communs. Tous sont situation de détresse émotionnelle.

Car voila ce que sont les cris : l’expression d’une détresse émotionnelle et d’un manque de confiance.

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Que faire ?

Dans un premier temps, il faut reprendre confiance en soi en tant que mère ou père.

Etre parent n’est pas facile, c’est un jeu d’équilibrisme délicat entre la régulation de nos propres besoins et ceux de nos enfants, qui évoluent sans cesse. La gestion de crises ayant des causes profondes souvent difficiles à cerner, et progressant en même temps que l’enfant grandit. Et le tout en portant avec soi le souvenir parfois douloureux de l’éducation que nous ont donnée nos parents.

Nous n’avons pas été formés au métier de parent. Nous n’avons que peu de références auxquelles nous raccrocher, et les conseils avisés ou non sont trop nombreux et trop contradictoires. Il faut arrêter de culpabiliser et faire le tri soi-même, selon nos propres critères.

« Arrête de culpabiliser et d’avoir peur. Ton enfant n'a pas un mauvais fond, et tu n'es pas un mauvais parent.

Au lieu de crier, de menacer, de punir, arrête-toi. Détends-toi. Respire et regarde-le calmement. Il a mal parlé, il a tapé quelqu'un, ou autre chose de ce genre. Ce n'est pas très grave. Il cherche probablement à te faire passer très maladroitement un message. De quoi manque-t-il? Probablement de câlin, de sourire, de bisou, de temps de qualité passé avec toi. »


Nos enfants sont notre reflet. Comme un miroir. Ils nous renvoient violemment une image déformée et grimaçante de nos propres défauts. Si nous souhaitons  que nos enfants se comportent d'une certaine façon, comportons-nous 
de cette même manière avec eux. Si nous aimons la douceur de la part de nos enfants, nous devons être doux avec eux. Il en va ainsi de tous les comportements et habitudes.

Un enfant qui se comporte de manière inadéquate ne fait pas de nous de mauvais parents, et n’a pas un mauvais fond. Il s’agit simplement d’un enfant qui communique à sa façon et à son niveau de maturité dans un moment qui est difficile pour lui. (fatigue, ennui, moment de vie compliqué, arrivée d'un petit frère ou soeur, divorce, etc...)

Changeons. Les cris et la violence peuvent être remplacés par… de l’amour ! Plus facile à dire qu’à faire, mais c’est vraiment nécessaire. Il faut également sortir de la théorie et passer réellement à la pratique.

J’aime le titre d’un livre de Léandre Bergeron : « Comme des invitées de marque », qui se rapporte à ses trois filles. Je n’ai pas lu ce livre, mais j’aime cette idée qu’on traiterait nos enfants différemment si on les considérait comme des invités importants. Oserait-on hurler sur l’enfant du roi sous les yeux de celui-ci ? Considérons nos enfants comme ce qu’ils sont : Des créatures qu’Allah nous a confiées. Ils ne sont pas moins importants que l’enfant d’un roi et méritent notre bienveillance.

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Des actions concrètes :

- Prendre soin de soi, et être indulgents envers nous-mêmes. Il y a une nécessité à combler également nos propres besoins. Car il est compliqué de donner  
du carburant affectif si nous en manquons aussi.

- Ne pas attendre une crise pour agir.

Il faut commencer en amont. Donner du temps de qualité, des câlins, des bisous, faire des jeux, des massages, etc. … dans les moments de calmes.

- Remplir les réservoirs affectifs.

Imaginez une voiture sans essence. Remplacez la voiture par un être humain : le réservoir affectif se remplit de tous les moments positifs : affection, proximité, câlins, sourires, douceur, etc.... Il se vide par la frustration et les moments négatifs. Un réservoir vide entraîne… un état irritable pouvant très vite dégénérer en crise. C’est valable chez les enfants comme chez les adultes, toutes proportions gardées.

- Considérer l’enfant comme ce qu’il est : un enfant.

C’est-à-dire un être en devenir, encore inachevé, et donc immature, même s’il a l’air de bien comprendre les choses. Il n’analyse pas les évènements comme un adulte et on ne peut pas attendre de lui qu’il réagisse comme un adulte.

- Considérer les crises comme un orage qui doit passer.

Nous pouvons être le « chêne » solide et bienveillant qui abrite l’enfant le temps que la crise passe.

- Voir son enfant avec tendresse même lorsqu’il a un comportement inadapté.

- Ne pas attendre des résultats de la part des enfants. C’est nous qui devons changer en profondeur, et à long terme.

Pour résumer :

1.) Reprendre confiance : en soi-même et en nos enfants.
2.) Ne pas désespérer ni se dévaloriser en tant que parent.
3.) Remplir les réservoirs affectifs. (Les nôtres et ceux des enfants)
4.) Passer du temps de qualité ensemble.
5.) Considérer les enfants avec tendresse dans tous les cas.
6.) Ne pas crier, ne pas menacer, ne pas se mettre en colère.

Qu’Allah nous aide et nous donne l’harmonie dans nos familles. :)

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 14:50

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La ville dans laquelle nous vivons a interdit l'usage des produits phytosanitaires dans l'espace public. Dans les parcs, sur les trottoirs, on peut observer ça. Les plantes sauvages poussent, poussent!!! Dans les parcs,  sur nos trottoirs, elles prennent racine librement, même dans les interstices du béton.

Et c'est beau!!!! :)
   
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Ci-dessus, de la prêle, à côté de quelques dents-de-lion. J'en ai fait du purin de prêle pour traiter l'oïdium sur notre balcon.

On trouve aussi des orties, toutes sortes d'herbes hautes, et le parc principal est riche de quelques ruches.

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La ville s'est inscrite dans une démarche de "ville durable" depuis les années 2000, et a choisi de faire de la protection et du renforcement de la biodiversité une de ses priorités. La réduction de l'utilisation de produits phytosanitaires chimiques et l'interdiction de l'usage de ceux pouvant être nocifs aux abeilles ont été mis en place dès l'année 2000, et dernièrement, l'objectif "zéro" produit phytosanitaires a été fixé dans le cadre de la convention "PhytEaux Cités". 

C'est agréable de se dire que les plantes peuvent pousser librement, et que les habitants du coin (faune, flore et humains) ne respirent pas des pesticides et autres produits chimiques du genre.

Au milieu du grand parc, un nid de guêpes a été trouvé et depuis, il est protégé en vue de préserver la biodiversité.

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Et puis, une ballade en ville sous la pluie peut aussi prendre la forme d'un parcours dans une jungle... urbaine.

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La place des scooters se laisse gentiment envahir...

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Les plantes poussent et se ressèment partout, dans toutes les interstices possibles et imaginables.

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J'aime la nature en ville, voir le bêton devenir vert de plantes. Ca me donne une sensation de force et de liberté. Allah a mis tellement de vitalité dans la nature, machaAllah!

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Certaines de ces plantes sont très grandes, la variété qu'on voit ci-dessous avec des feuilles immenses arrive jusqu'à la fenêtre du bâtiment! On les a laissé pousser de bon coeur : la ville fait place à la végétation, les habitants adhèrent. Bon, j'imagine que certains doivent se dire que ça ferait plus net et plus propre si on arrachait toutes ces "mauvaises herbes", mais tout le monde laisse les choses se faire.

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Cette année, les enfants de certaines écoles de la ville ont fait un herbier géant, recensant les différentes espèces de plantes sauvages poussant dans le quartier. Cette action s'est achevée par une exposition publique dans le centre ville montrant leur travail. Je trouve vraiment magnifique que ces enfants aient été sensibilisés par l'action à la biodiversité et à la beauté des plantes sauvages, et qu'un travail aussi poétique que basique ait été ainsi mis en valeur publiquement.

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Toutes les plantes qui se ressèment ainsi sur les trottoirs n'étaient pas forcément sauvages à la base. Elles ont parfois été plantées par l'homme, dans les jardins autour, et se sont ressemées seules par la suite.

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J'aime que mes enfants voient la rue ainsi. Avec de la verdure qui s'invite là d'où les hommes l'ont chassée autrefois pour construire des habitations, bétonner des rues. Même dans une grande ville de région parisienne, la nature est là, avec cette force vitale et verte qu'Allah lui a donnée. Elle semble fragile, mais elle peut faire éclater le béton. Elle semble pour certains "mauvaise herbe", mais nous avons tous besoin d'elle pour vivre.

L'humanité a construit des villes, mais dans sa nature intime et ses rêves profonds, la nature reste profondément enracinée.

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Macha Allahou kan, wa malam yacha, lam yakoun...

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 15:01

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Avez-vous observé la lune hier soir?

Nous oui. Effectivement, elle était pleine et lumineuse et elle jouait un peu à cache-cache derrière les nuages, qui filaient à toute vitesse dans cette nuit très agitée par le vent... Il fallait la guetter, et etre là au bon moment pour la voir.  

Certains ont dit que la lune était hier soir 10% plus grande qu'en temps normal, car c'était un des moments durant lesquels elle est le plus proche de la terre. A l'oeil nu, je l'ai trouvée belle, mais je ne l'ai pas trouvée visiblement plus grande.  

Par contre, j'ai remarqué que la journée d'hier a été marquée par une grande agitation dans notre famille, aussi bien du côté des enfants que des parents... Stress, énervement, irritabilité... Nous avons tendance à être plutôt sensibles lors de la pleine lune.

Pour les sceptiques sur ce sujet, prenez l'exemple des marées : On les observe facilement sur les grandes masses d'eau, comme l'océan, qui se retire puis revient entre une et deux fois en 24h selon le lieu géographique. Lors de la pleine lune et de la nouvelle lune, c'est-à-dire lorsque la terre, la lune et le soleil sont sensiblement dans le même axe, ces derniers agissent de concert et les marées sont de plus grande amplitude. Au contraire, lors du premier et dernier quartier, l'amplitude est plus faible. (1)

Le corps humain est composé à 70% d'eau (80% pour le nouveau-né), et selon les parties du corps, ce pourcentage augmente. Le cerveau, par exemple, est composé à 85% d'eau, le sang à 80%. (2)

Si l'eau compose notre être en une part aussi importante, quoi d'étonnant à ce que la lune puisse agir sur nous également? A une échelle microscopique certes, si l'on compare avec l'étendue des océans, mais cela suffirait pour expliquer les effets que bien des gens ressentent dans les périodes de pleines lunes.

Et Allah est Le plus Savant.

Notes :

(1) : Source : wikipédia
(2) : Source : cap-science.net
(3) : Photo : Thom Rains

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 14:08

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Intimité :


Vie intérieure profonde, nature essentielle (de quelqu'un); ce qui reste généralement caché sous les apparences, impénétrable à l'analyse.

Réalité profonde (de quelque chose).

Vie privée propre à tel individu ou tel couple; ce qui est strictement personnel et généralement préservé des curiosités indiscrètes.

Qualité de ce qui exprime une amitié profonde, confiante.



Parfois, je me demande ce que devient ce blog.

Au départ, je l'avais imaginé comme conteneur de mes expériences en matière de parentalité. Je voulais que mes amies proches enceintes ou nouvellement mamans puissent y puiser afin d'y trouver ce qui pourrait leur être utile. Il y avait tellement de choses que je voulais partager avec elles, mais je n'avais pas envie de les bombarder d'avis et de conseils qu'elles ne souhaitaient peut-être pas. Il m'avait paru plus judicieux de les laisser voir par elles-mêmes, ou pas.

Et puis, au fil du temps, de découvertes en découvertes, il est devenu aussi un lieu de questionnements et d'essais, et je me dis que plus tard mes enfants le liront peut-être. Ce qui est sûr, c'est que je souhaite préserver la frontière entre ce lieu d'expression et mon intimité.

J'ai fait le choix de ne pas y mettre de photos mettant en avant des personnes, en particulier mes enfants et mon mari. Et pourtant, je les trouve tous très beaux, macha Allah. Si je procède ainsi, c'est pour nous protéger. Je ne veux pas exposer ma famille. Quand on regarde les photos des gens, aussi bien sur facebook que sur les blogs,  on risque d'idéaliser la vie des autres. On ne voit pas les disputes, les nuits hachées, les cris, les pleurs, mais plutôt des visages souriants. Des moments heureux, des activités passionnantes. Et même lorsque les autres se confient, on voit ça d'un angle différent.

En vérité, on observe une façade : le paraître. La nature intime de chaque être ne transparaît pas. La vie réelle, les problèmes, les moments d'errance, les émotions restent en grande partie méconnus. Un peu comme la partie immergée de l'iceberg.

On peut comparer cela avec les familles idéales que l'on voit dans les magazines ou publicités, les enfants propres, bien habillés, souriants, la maman heureuse et épanouie, pas de dispute à l'horizon, ou tournées de façon plutôt humoristique, et mis en scène avec des acteurs ou des mannequins. On perd la notion d'artificiel dans une société de paraître et de mise en avant. Et on se met soi-même en avant, de notre côté le plus avantageux, comme tout le monde.

Le danger pour celui qui regarde, c'est d'imaginer que la vie est meilleure ailleurs, et être insatisfait de ce que l'on a.

Le danger pour celui qui montre, c'est de provoquer le désir, la jalousie, l'envie. Et nous savons ce que cela peut entraîner.

Un jour, des gens sont venus demander à un chaykh comment se préserver du mauvais oeil. Il leur a simplement répondu : "Evitez d'exposer votre vie familiale, vos réussites et votre bonheur au regard des autres." C'est aussi simple et basique que cela.

Je ne mets donc pas de photo de mes enfants sur internet. Ni sur facebook, ni ailleurs. Et j'essaye de rester évasive sur notre vie de famille. Cela me limite un peu, parfois. Il y a des choses dont j'aimerais parler, des photos qui sont bien tentantes pour illustrer certains propos. Mais je ne sais pas qui me lit, ni ce que deviennent les photos qui apparaissent publiquement. Qui les regarde? Qui est envieux? Qui les récupère? Pour en faire quoi?

Sur facebook, par exemple, même lorsque l'on retire les photos qu'on a postées, elles restent enregistrées quelque part. Dans un journal télévisé, un spécialiste expliquait même que certaines de nos photos (comme celles prises lors de voyage) pouvaient être réutilisées et vendues pour des boîtes de publicité, par exemple...
  
Je pense qu'il est important de préserver notre intimité. Et cela passe entre autre par une grande réflexion sur les photos que nous publions à portée de vue et de clic de personnes qui ne rentrent en rien dans notre intimité.

Et Allah est le plus Savant.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:31


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Depuis quelques temps, nos choix éducatifs se précisent. Je me sens de plus en plus sûre de ma décision d'être mère au foyer, je ne pense pas retourner travailler avant bien longtemps. Mon congé parental me paraît complètement adapté à mon mode de vie, je songe même à le compléter par une disponibilité une fois arrivée à sa fin.

Certaines de mes amies ayant repris le travail ont parfois du mal à comprendre ce choix. J'entends souvent : "Ne t'oublie pas." "Quel don de soi." "J'ai peur que tu t'y perde." "Tu ne manques pas de contact social?"

C'est bizarre. Je ne vois vraiment pas les choses comme ça...

J'ai toujours été formée à l'individualisme. Toute petite, m'a mère m'a appris à jouer seule, dans ma chambre. A ne pas rentrer dans la sienne. A lui laisser son intimité. De son côté, elle me laissait la mienne, frappait toujours à ma porte avant d'entrer, même si je n'avais rien demandé de tel.

Je suis partie tôt de chez moi, et j'ai vécu pendant 8 ans tout seule. D'abord quatre ans dans un studio de 20 m2, puis dans une minuscule chambre d'étudiante de 9 m2.

Pendant ces huit années, j'ai pris mes petites habitudes, mes routines solitaires. J'avais mon espace. Je faisais ce que je voulais, quand je voulais. Je mangeais ce qui me plaisait, quand j'en avais envie. Je pouvais ne faire qu'un seul repas de toute la journée, ou 5 petits. Je faisais la lessive seulement quand j'étais arrivée au bout de mon stock de vêtements... J'étais libre. Indépendante, je n'avais de compte à rendre à personne.

Mais j'étais seule.

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J'ai rencontré mon mari. Je l'ai cherché longtemps. Il répondait vraiment à ce que j'attendais. Nous avons énormément de points communs. Nous aimons les mêmes choses. Nous avons la même vision de la famille. Les mêmes intérêts communs. Les mêmes projets de vie. J'ai su dès le départ que c'était lui. Il m'a plu au premier regard. Mais ce que j'ai aimé chez lui, ce n'était pas simplement une première attirance, c'était tout ce à quoi il tenait, ses valeurs, sa loyauté, ses projets, sa foi. Et j'admire tellement sa capacité à se remettre en question à chaque fois que c'est nécessaire, même lorsque c'est inconfortable de quitter ses vieilles habitudes, jusqu'à arriver à la stabilité...

Allah nous a permis de nous rencontrer, puis de nous marier. C'est la première fois de ma vie que j'ai réussi à me sentir en sécurité. Mon coeur s'est tout de suite apaisé. Comme si j'avais navigué pendant des années sur un radeau et que j'étais enfin arrivée à bon port. Ce n'était pas simplement un soulagement, c'était surtout une évidence.

La cohabitation ne s'est pas avérée facile au départ. J'avais trop d'habitudes de ma longue solitude. J'ai eu du mal à apprendre à partager l'espace. Je me sentais envahie. J'avais la sensation de manquer d'espace personnel. J'ai eu besoin de temps pour m'y faire. Petit à petit, nous avons trouvé comment fonctionner ensemble.

Puis les enfants sont arrivés, l'un après l'autre. Joie et bouleversement. Mon espace personnel s'est encore plus réduit. J'ai quitté mon travail, pour une durée indéterminée. Je n'ai quasiment plus une minute de solitude.

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Parfois, on me dit qu'il ne faut pas que je m'oublie. Mais je ne m'oublie pas...

D'ailleurs, je crois au contraire qu'il faudrait que je m'oublie un peu, pour quelques temps... J'ai détesté passer toujours en dernier lorsque j'étais enfant. J'ai appris ainsi à penser uniquement à moi. J'ai toujours été individualiste. Je n'ai connu que cela.

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Cette parenthèse dans ma vie durera probablement plusieurs années. C'est un peu comme une course d'endurance. Je la vis comme un grand défi, et quelque chose de très positif. C'est une occasion merveilleuse de changer. Les enfants grandissent tellement vite. Si Dieu le veut, une fois qu'ils seront grands, j'aurai tout le temps de vivre pour moi, ou plutôt, pour mes objectifs personnels. Et encore, tout est relatif... J'ai déjà passé tellement de temps à être solitaire et à ne penser qu'à moi...

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La plupart des animaux, quand ils ont des petits, et en particulier les mammifères, se dévouent totalement jusqu'à ce que leur progéniture, devenue elle-même indépendante, soit adulte. Depuis quelques temps, je me considère absolument comme une mammifère. Je trouve donc tout à fait naturel de me dévouer pour mes enfants, de les accompagner à 100 % le temps qu'ils puissent voler eux aussi de leurs propres ailes. 

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Parfois, on me met en garde : "Attention à ta retraite, ça risque d'être difficile si tu reste longtemps sans travailler..." En ce qui concerne ce sujet-là, j'ai choisi de ne pas m'inquiéter. Il y a trop d'incertitudes. Certains font des prévisions alarmantes, disent que dans un futur plus ou moins proche, la retraite n'existera plus. Je ne sais pas. Je me dis que peut-être que la retraite de BarbeDrue nous suffira à tous les deux. Ou que je serai assez en forme pour travailler. Ou que nos enfants auront peut-être l'envie et les moyens de nous aider. Et puis, serons-nous encore en vie à cet âge-là? Devant tant d'inconnues, je ne vois pas l'intérêt de m'en soucier.

Je préfère faire ce qui me parait prioritaire pour le moment : être avec mes enfants. Le reste, on verra le moment venu.

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Bien-sûr, tout n'est pas forcément facile. La vie en général est comme ça. On ne peut pas vivre dans un bonheur absolu, et ce n'est pas ce que je recherche. Quelle que soit la configuration familiale que l'on adopte, il y aura forcément des moments plus agréables que d'autres, des hauts, des bas.

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Mes enfants et mon mari passent en premier. Je suis prête à tous les sacrifices pour que nous vivions en harmonie. Et pour le moment, je n'ai pas eu la sensation d'en faire énormément. Je n'ai aucun regret concernant ma vie actuelle. Je me sens bien, utile et épanouie.

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Chaque jour a un parfum de découverte, mes enfants m'apprennent énormément. Je découvre ou redécouvre avec eux milles et unes petites choses qui m'auraient échappées s'ils n'étaient pas à mes côtés.

Alhamdoulillah. Merci Allah pour ce précieux cadeau, aide-moi à les accompagner dans ce vaste monde et à les préparer à s'envoler finalement de notre nid. Il sera vide un jour, mais puissent les liens tissés exister pour toujours. Amin.

Photos :

1.) Brouilllard du matin et branche d'olivier.
2.) Une pousse de courge butternut, dont les lecteurs habitués se souviennent peut-être...   :)
3.) Le garage à vélo (autrement dit le salon).
4.) Pâte à sel et lentilles corail.
5.) Notre semainier.
6.) Chiffres et petits éléments de réglettes cuisenaire.
7.) Une maison, dessinée par la poussinette.
8.) Une fenêtre enduite de beurre de karité (qu'est-ce qui a bien pu lui passer par la tête?? ;))
9.) Nos bouteilles découvertes.

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 14:48

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Un homme dit au Prophète (Paix et Bénédictions sur lui) :
« Fais-moi une recommandation »
 
- « Ne te mets pas en colère », répondit le Prophète  
L’homme répéta plusieurs fois la même demande et à chaque fois il lui disait :  
-
« Ne te mets pas en colère ».


Je me permets de citer ici ce hadith (1) très connu, car il me parle particulièrement en ce moment...

Depuis quelques temps, j'essaye vraiment de ne plus m'énerver, ne plus m'emporter, et ne plus râler. Ce n'est pas évident, mais je sais que c'est préférable pour mes enfants, mon mari, ma famille, notre relation d'une façon générale.

C'est un grand défi pour moi, parce que dans le privé, j'ai du mal à exprimer mes frustrations autrement qu'en râlant et en m'énervant. Mais quand on s'exprime de cette façon, même si ce que l'on dit est justifié, les autres n'ont pas envie d'écouter ce que l'on dit, ils se sentent agressés. Alors qu'on pourrait transmettre le même message d'une façon beaucoup plus efficace en le disant sur un autre ton, et en expliquant simplement la situation de façon posée.

Moi même, si on s'adresse à moi en râlant pour me faire un reproche, j'ai tendance à me mettre en position de défense, ou même "d'attaque" pour répondre à "l'agression".

Il est donc vraiment nécessaire pour moi d'apprendre à m'exprimer sans râler, si je veux être entendue, et éviter de perdre beaucoup de temps et d'énergie avant d'être finalement entendue et comprise. En plus, à force de râler sans être entendue, je finis par m'énerver... C'est donc complètement stérile...

Il y a également d'autres raisons qui me poussent à vouloir faire cet effort dans la communication. En effet, les enfants apprennent énormément par imitation, et je ne souhaite pas leur transmettre ce trait de personnalité.

Et le dernier point, le plus important selon moi, c'est que le fait de râler contre mes enfants leur transmet une image négative d'eux-mêmes. En tant que maman, je veux leur transmettre des images positives, qui les aident à se former, à avoir confiance en eux-mêmes et à avancer dans la vie.

   
Des livres, de la théorie ...

Je lis donc en ce moment : "J'arrête de râler sur mes enfants et mon conjoint".

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Ce livre propose d'arrêter de râler pendant 21 jours consécutifs. A chaque râlerie, on repart à zéro. Tout un défi!!! :) Il propose de nombreuses pistes pour y arriver, c'est vraiment intéressant. J'en reparlerai peut-être une autre fois plus en détail.  

Il rejoint ma "petite" collection qui vise à m'aider à me développer en parentalité positive. Et je les aime tous. Je crois que je vais passer ces prochains temps à les lire et les relire, entre deux Sira et autres merveilleux livres musulmans.

Pour vous donner une idée de cette collection :

- "Parler pour que les enfants écoutent, Ecouter pour que les enfants parlent." , Faber et Mazlish
- "Jalousies et rivalités entre frères et soeurs", Faber et Mazlish
- "Il n'y a pas de parent parfait", I. Filliozat
- "J'ai tout essayé", I. Filliozat
- "Pour une parentalité sans violence", C. Didierjean-Jouveau
- "Sans fessée, comment faire", Collectif
- "PEPS", le magazine de la parentalité positive, n°2 et n°3.

Bref. Niveau théorie, je crois que j'ai de quoi faire... (Quoi qu'il y a encore un ou deux ouvrages de ce genre qui me tentent, mais bon, j'essaye de me freiner...) Chacun de ces livres m'apporte énormément, chaque lecture m'aide un peu plus à me remettre en question et à réviser mes comportements. Chaque relecture m'encourage et me donne des pistes supplémentaires.

C'est intéressant, motivant, rassurant et même consolant. Se dire que notre passé ne fait pas de nous des êtres figés, qu'on peut toujours changer et s'améliorer, que nos enfants ne seront pas forcément prisonniers de nos limites, parce qu'on peut réellement les dépasser. Je trouve tout ça plein d'espoir.


De la théorie à la pratique

Bien-sûr, entre la théorie et la pratique, il y a un monde. Mais je suis motivée. Je suis sûre que je finirai par y arriver. Il faut simplement se donner les moyens. Et pratiquer.  

Récemment, avec BarbeDrue, on parlait justement de la mise en pratique. Il m'a dit que souvent, on a  énormément de théorie, et tout ce qui nous manque, c'est de pratiquer. Et il m'a cité la parole d'un de nos chouyoukh: "Ouvrons maintenant le livre de la pratique!".

C'est la phase difficile. J'ai tendance à aimer la théorie, à essayer de trouver encore et toujours des pistes pour avancer. Combien de livres achetés pour trouver des réponses à mes questions? Combien de réponses et d'idées trouvées? Mais dans la vie de tous les jours, quelle difficulté pour passer à la pratique...  

Parfois, j'ai l'impression d'être sur pilote automatique, et que mes réactions m'échappent. Pourtant, c'est bien mon corps, soumis à ma volonté, ma voix et mes pensées personnelles...

Par moment, quel tourbillon rouge dans mon cerveau et dans mes veines... Et pour quoi exactement? Pour cette toute petite goutte qui a fait déborder le vase?

Mais était-ce à l'enfant de le vider, ce vase, ou à l'adulte présent qui aurait pu prévoir la catastrophe? Et en l'occurrence, l'adulte, c'est moi... 

Pour en revenir à mes valeurs islamiques, elles sont totalement en accord avec une éducation non violente. Il n'y a qu'à se référer au hadith cité plus haut pour s'en rendre compte...

Voila. J'ai commencé mon défi depuis quelques temps. Pas encore réussi à tenir 21 jours sans râler, même une journée entière c'est assez compliqué, mais peu importe. Je sens déja un changement positif, c'est ce qui compte le plus.

Je continue! Même si ça doit durer des mois, ce sera toujours mieux que de ruminer et râler sans être consciente de la perte engendrée.


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Notes :

(1) : Hadith : parole du prophète Mohammed (paix et bénédictions sur lui) rapportée à postériori par ses compagnons, transmise oralement et mémorisée au fil des générations.
 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 15:21

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Eh non, il ne s'agit pas d'un article sur l'hygiène naturelle infantile, ni sur les couches lavables! :)

Je vais simplement parler ici d'une expérience personnelle, suivie d'une réflexion sur la "constipation" des enfants.

Pas de selles pendant 5 jours :

Le girafon va bientôt avoir neuf mois. Il est encore quasiment nourri exclusivement au lait maternel, mais nous avons commencé la diversification depuis un petit moment.

Jusqu'à présent, mon girafon faisait généralement une selle par jour au minimum. Il était déjä arrivé qu'il passe une journée sans. Mais c'était rare. Et voila qu'il y a une dizaine de jours, il a passé 5 jours sans aller à la selle.

Je dois dire que j'étais un peu inquiète, mais j'ai préféré respecter son rythme. J'avais conscience du fait qu'intervenir en donnant par exemple un suppositoire laxatif pouvait avoir des conséquences négatives, dont je reparlerai plus loin.

 Ce qui m'a également motivée pour attendre 5 jours sans intervenir, c'est que j'étais rassurée par plusieurs éléments :

- Le girafon avait des gaz et parfois quelques traces de selles dans la couche, ce qui m'a fait pensé que son transit n'était pas complètement absent.
- Il n'avait pas l'air d'avoir mal.
- Il était légèrement ballonné, mais pas de façon excessive.
- Son abdomen était souple, et le girafon n'était pas gêné à la palpation.
- Il ne vomissait pas. (Il ne s'agissait donc pas d'une occlusion intestinale.)

1er jour : des gaz, légère trace de selle dans la couche.
2ème jour : quelques gaz. Je m'attendais à un énorme caca qui n'est pas venu.
3ème jour : Gaz, quelques traces de selles, mais toujours pas de "vraie" selle. J'ai commencé à m'inquiéter un peu, mais j'ai décidé d'attendre encore.
4ème jour : Quelques gaz. BarbeDrue aussi a commencé à s'inquiéter.
5ème jour : J'ai téléphoné à la pédiatre pour prendre rendez-vous le lendemain, mais dans l'après-midi, les selles sont enfin arrivées.

Des selles pas aussi abondantes que j'aurais pu l'imaginer, mais plus épaisses, et il en a émis plusieurs fois dans la journée et le lendemain. Rien de bien inquiétant, en somme..

Le troisième jour, je dois avouer que j'avais été tentée d'aller à la pharmacie pour acheter un suppositoire de glycérine. Mais je me suis raisonnée, en me disant que le girafon n'avait vraiment pas l'air souffrant. Son ventre était un peu ballonné, mais pas tant que ça...

J'ai préféré agir sur la nourriture, en limitant les aliments constipants. En gros, en attendant les selles, le girafon a dû se passer de bananes.. :)

Réflexion sur la constipation des bébés :

J'avais en mémoire un article du Dr Georges Picherot (1), sur le sujet des bébés constipés. Plusieurs points de cet article m'avaient interpelée, et je l'avais trouvé très intéressant.

Je vais résumer ici ce qui avait retenu mon attention :

- D'après le Dr Picherot, les familles de "constipés" existent peut-être, mais il y voit surtout des familles particulièrement inquiètes de leur transit.

- La zone anale est une zone fragile, surtout chez le petit enfant.

- Les lavements et suppositoires peuvent provoquer : irritation de l'anus, fissure anale, troubles électrolytiques. Ce ne sont donc pas des méthodes anodines.

- D'un point de vue psychologique, des lavements et suppositoires utilisés de façon répétée peuvent entraîner un réflexe pavlovien : l'enfant associe le geste avec la défécation et risque d'avoir finalement toujours besoin de lavement ou suppositoire pour pouvoir aller à la selle.

- Une constipation est grave si :

1.) Il y a des vomissements associés. (signe d'occlusion intestinale)
2.) Il y a une anomalie de la croissance, une perte de poids.
3.) Il y a des troubles neuro-moteur : le bébé cesse de bouger et de répondre aux stimulations habituelles.
4.) Il y a des ballonnements importants : le bébé se tord de douleur à la palpation.

Conclusion :

Ces différents éléments m'ont donc rassurée lors de l'épisode sans selles de mon girafon, car je voyais bien que son état n'était pas si préoccupant. Et la fin de l'épisode a achevé de me conforter dans l'idée qu'il n'était pas nécessaire dans notre cas de passer par des lavements, suppositoires et autres manipulations.
  
Finalement, donner à l'enfant si jeune soit-il la possibilité de gérer lui-même son transit intestinal, c'est repecter son corps et son propre rythme, accepter qu'il puisse être différent de nous. Accepter que ce bébé, aussi petit soi-t-il, est dissocié de notre propre corps, et donc, peut potentiellement fonctionner différemment. 

Le laisser gérer lui-même son transit (en l'absence de signe de constipation grave) c'est donc lui donner la possibilité d'acquérir sa propre autonomie physique, corporelle et psychique : Je suis un être à part entière, avec ma propre intégrité corporelle.


NOTES :

(1) : Dr Georges Picherot, chef du service de pédiatrie, au CHU de Nantes.   

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