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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 14:02

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Le désir d'enfant est souvent profond et puissant. L'envie de maternité peut découler de besoins inconscients, dépendant de l'histoire personnelle de chaque femme.

Nadia Bruschweiler-Stern(1) dit : "Toutes les mères espèrent que leur bébé assouvira certains de leurs désirs, et inversément, qu'il réparera leurs échecs et leurs déceptions."

Presque toutes les femmes arrivent à un moment donné de leur vie où elles ressentent une envie très forte de devenir mère. Cela peut arriver parfois très tôt, alors que les conditions pour avoir un enfant sont loin d'être réunies. Il faut parfois finir ses études, avoir un boulot, un appartement, trouver LE futur papa, ou même parfois, simplement réussir à le convaincre.. 

En attendant, il peut être intéressant de réfléchir aux raisons qui nous donnent cette envie si forte..

  • L'envie de changer de statut familial, social? (devenir mère, sortir de l'adolescence, trouver une reconnaissance sociale..)
  • L'envie de pouponner?
  • L'horloge biologique qui se met à sonner?
  • L'envie de transmettre des valeurs, de faire découvrir le monde à quelqu'un?
  • Le symbole de l'amour éprouvé entre conjoints?
  • L'espoir d'une meilleure harmonie au sein du couple?
  • L'envie de ne plus jamais etre seule? (envie d'un amour inconditionnel..)
  • Le besoin de donner plein d'amour?
  • Le moyen de réaliser des rêves non concrétisés?
  • L'envie de sentir quelque chose grandir dans son ventre?
  • L'aspect visible de la réussite sociale?
  • L'accomplissement de sa vie? (après avoir trouvé un conjoint, un travail, un appartement, etc.. la suite logique!)

 

Il faut savoir que dans le désir d'enfant, il y a une grande part de notre inconscient qui entre en jeu, et il est difficile d'analyser toutes les composantes de ce désir.

Un bébé peut être parfois désiré comme une réparation, une revanche de la vie. Par exemple, une femme qui se serait sentie délaissée par sa propre mère, qui a souffert de solitude, peut désirer un enfant pour combler un manque affectif. Dans ce cas-là, il est important d'avoir d'autres motivations pour devenir mère, car un bébé ne nous appartient pas, c'est un être qui nous est "confié", et il faut savoir le laisser exister pour lui-même, et non pas pour combler nos manques..

Toujours dans le contexte de la "réparation", on peut aussi prendre l'exemple de la personne qui espère vivre ses propres rêves à travers son enfant. 

Un autre exemple : lorsqu'un couple rencontre des difficultés, certains pourraient être tentés de faire un bébé pour rallumer l'étincelle.. Mais il y a peu de chance que cela fonctionne.. Même dans un couple solide, le fait d'avoir un enfant amène des tensions. Les premiers mois, la fatigue rend moins tolérant, puis viennent les questions de l'éducation, qui peuvent aussi être source de conflits..

Pour conclure : Il y a énormément de dimensions dans le désir d'enfant, et toutes les raisons de ce désir ne sont pas forcément les bonnes. Il peut donc être intéressant d'analyser ses motivations profondes dans le désir d'enfant. Il y en a certainement plusieurs entremêlées.  Cela peut nous éviter de faire certaines erreurs par la suite.

L'important, c'est que cet enfant devra être libre d'évoluer et d'avoir ses propres aspirations. Vous serez là pour lui transmettre vos valeurs, l'accompagner dans son devenir, le conseiller, le protéger, l'aimer de façon inconditionnelle, le rassurer, et lui prouver que quels que soit ses choix dans la vie, il restera toujours votre enfant.


NOTE :

(1) Nadia Bruschweiler-Stern, une des auteures du livre "La naissance d'une mère".

Photo : prise par BarbeDrue, en juin 2006, chez mon beau-frère 

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Published by unbebebienreel.over-blog.com - dans Désir d'enfant
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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 14:29

chat ordi

 

Il y a un peu plus de deux ans (déja!!), BarbeDrue n'était pas encore prêt à avoir un bébé. Un jour, à la fin de mon service, je discutais avec trois de mes collègues. Amélie, sage-femme, Sandra, infirmière et Lily, auxilliaire en puériculture (1).  

Nous parlions du désir d'enfant, alors que notre homme ne voulait pas tout de suite.  

Toutes les trois étaient aussi passées par là. A ce moment-là, Sandra avait une petite fille de 2 ou 3 ans, Amélie commençait les essais bébé, et Lily était enceinte de quelques mois.  

En gros, voila ce qu'elles m'ont dit clairement :

Les hommes (à part de rares exceptions), ne sont jamais prêts pour être pères. Il ne faut pas attendre d'un homme qu'il vienne un jour en disant :  

"Ca y est, je suis prêt, on peut faire un bébé."  

Sinon, on peut attendre longtemps.. Il faut lui en parler tout le temps. Lui mettre la pression. Lui répéter régulièrement qu'on veut un bébé, et très vite.  

Elles m'ont chacune raconté leur parcours :  

Sandra est tombée enceinte par accident, puis a fait une fausse couche. C'est à ce moment-là que son homme s'est rendu compte qu'il voulait un enfant, et suite à cela, ils ont commencé les essais bébé.  

Lily a tellement mis la pression à son homme qu'il lui a dit qu'il se lancerait avec elle si elle le laissait tranquille pendant une année. Du coup, elle n'en a plus reparlé, et un an plus tard, ils se lançaient dans les essais bébé.  

Amélie a eu son homme à l'usure. Elle m'a dit :  

"Si un jour un oui se profile, ce sera un petit oui. A ce moment là, c'est pas grave, on le prend, et on s'y met. D'autre part, quand le oui arrive, il ne faut pas montrer trop sa joie. Sinon, l'homme risque de se rebiffer. Et puis, une fois que le oui a été obtenu, on n'en parle plus, on agit."

Bref, c'est une vision très pragmatique des choses. Je ne voyais pas vraiment ca comme ça au départ, mais il faut admettre que ca parait parfois un peu vrai, surtout en ce qui concernait BarbeDrue a ce moment-là...  

Il y avait déja un moment que je mettais la pression sur lui. On a même pris un chaton pour me faire patienter.. Un mignon bébé chat, tout doux, tout ronronnant, tout chaud. Chouette!! Mais assez rapidement, j'ai recommencé à lui mettre la pression..  

A ce moment-là, on était dans une période où il n'arrêtait pas de me donner des échéances :    

- Finis tes études. > Je les ai finies.  
- Il faut d'abord qu'on habite ensemble. > C'était chose faite dès la fin de mes études.  
- Trouve un boulot. > J'en ai trouvé un.  
- Travaille déja quelques temps. > Ok, c'était fait aussi. 
- Il faut que je passe le permis de conduire avant. > Mais il n'allait jamais s'inscrire à l'auto-école..  
- Tu es trop déprimée depuis que tu es venue à Paris.. > Bon, c'est vrai qu'il m'a bien fallu un an d'adaptation.

Bref. J'ai décidé de passer à un stade supérieur de la pression : J'ai arrêté ma contraception en le lui disant, et en lui demandant de s'en charger lui-même.. Et je lui ai dit clairement que je ne voulais plus entendre parler d'échéance.  

Ne voyant aucun résultat dans les mois suivants, j'en ai eu assez des prises de têtes avec BarbeDrue. Je lui ai fait de petits plats. Des gateaux. Et puis, j'ai un peu lâché la pression. J'ai décidé d'être un peu plus cool au sujet des essais bébé, d'arrêter d'en parler sans arrêt, d'avoir un peu plus d'humour.  

Et finalement, peu de temps après, il s'est senti prêt !  Donc, pour conclure, je crois que la douceur vaut mieux que la pression..  

NOTE :  

(1) Par discrétion, j'ai changé les prénoms de mes collègues.  

Photo : prise par May, en 2009, au salon  

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