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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:53

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En tant que musulmane pratiquante, je mange de la viande halal.

J'ai un long passé de végétarienne, il y a seulement quelques années que j'ai réintégré la viande dans mon régime alimentaire.

Lorsque j'étais végétarienne, ce n'était pas en particulier par amour des animaux, mais au départ surtout parce que je n'ai jamais énormément aimé la viande. Avec le temps, je dois dire que j'étais plutôt contente de ne pas avoir une responsabilité quelconque dans le fait de devoir tuer un animal pour le manger.

J'aime beaucoup les animaux, et j'ai énormément de respect pour la vie en général. Cela implique le fait de ne pas tuer injustement, ne serait-ce qu'un petit animal, comme une araignée qui se serait malencontreusement égarée chez moi. Mais également le fait de donner à tous, animaux comme êtres humains, une bonne qualité de vie.

Notre prophète, paix et bénédictions sur lui, se comportait avec respect et douceur envers tous les êtres vivants, qu'ils soient pauvres, esclaves, animaux. Il encourage les musulmans à se comporter ainsi et nous devrions le prendre pour exemple. Mais à l'heure actuelle, je pense que nous, les musulmans, sommes de bien mauvais porteurs de son message de paix et de respect.

L'abattage rituel musulman :

En ce qui concerne l'abattage rituel musulman, s'il est pratiqué comme il se doit, c'est-à-dire en respectant toutes les recommandations données par notre prophète (PBSL), il ne me pose pas problème en lui-même.

Je pense que si on étudie réellement les conditions d'abattage selon le rite musulman, on ne peut qu'admettre que c'est une façon de faire vraiment respectueuse de l'animal. A condition bien-sûr de respecter toutes les sunnas (les choses non obligatoires, mais recommandées).

Parmi les recommandations (sunna) prophétiques :

"
Dieu a commandé le bien en toute chose. Si vous tuez, faites-le avec bonté, et si vous vous égorgez, faites-le également avec bonté. Aiguisez votre lame et accordez le repos à la victime". Hadith prophétique

 

  • L'animal doit être traîté avec douceur et respect.
  • Le couteau doit être bien aiguisé pour éviter des souffrances supplémentaires à l’animal.
  • Il ne faut pas aiguiser le couteau devant l'animal pour ne pas l'effrayer.
  • On n'égorge pas l'animal devant d'autres animaux pour ne pas les effrayer ou les attrister.
  • On donne  à boire à l'animal avant de l'égorger.


Evidemment, ces recommandations sont difficilement applicables lorsque l'abattage se fait à la chaîne, comme c'est le cas pour la viande industrielle.

Du coup, pour la viande halal qu'on trouve ici, on peut imaginer que seules les conditions vraiment obligatoires sont observées, ce qui ne garantit pas un respect de l'animal égorgé.

Le problème à mon avis, ce n'est donc pas l'abattage rituel en soi, mais les conditions d'élevage, et l'abattage à la chaîne.

Au rayon "halal" :

A l'heure actuelle, le choix de la viande halal dans les supermarché est à la fois "vaste", et très limité. Dans les grandes surfaces, on trouve de tout au rayon boucherie halal. Un choix énorme, mais quel choix?

La viande est le plus souvent de mauvaise qualité. Pas de version bio, peu de label rouge.  Les plats préparés sont industriels bas de gamme, trop salés, pas très bon au goût.  Ils proviennent de l'élevage intensif, comme à peu près toutes les viandes du commerce. Elevées pareil, sacrifiées on ne sait pas trop comment.

Depuis peu, il est connu que la plupart des organismes de certification halal ne sont pas fiables, à part l'organisme AVS. Donc au final, au supermarché, on ne trouve quasiment pas de "vraie" viande halal. Surtout que maintenant que la marque Isla-délice ne sera plus certifiée par AVS, on ne trouvera bientôt cette certification plus qu'en boucherie.

Au rayon "halal" des supermarchés français, aux alentours des fêtes de fin d'année, on trouve entre autre du foie gras de canard certifié halal.

Mais comme le dit l'Imam Mohamed Bajrafil, la façon dont les canards sont gavés pour obtenir du foie gras est une maltraitance. On ne peut donc pas appeler ce foie-là "halal", même si l'animal a été abattu selon le rite musulman..

Dans le même ordre d'idée, on peut se demander si les conditions de vie des animaux dans l'élevage intensif sont réellement conciliables avec les valeurs de l'Islam, sur le respect des animaux.

En tant que musulmane, je ne peux pas cautionner que l'on traite ainsi des animaux. Je dis bien en tant que musulmane, parce que je me réfère à mon guide, mon exemple, notre prophète, paix et bénédictions sur lui.

Je ne dis pas qu'en tant que musulman à l'heure actuelle nous devrions devenir végétariens. Mais je pense que nous devrions songer à choisir avec soin la viande que nous mangeons, et diminuer beaucoup notre consommation.

Et Allah est Le plus Savant.



Photo : prise par May à Montcherin, juin 2009. 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 14:12

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Grâce au comité d'entreprise du boulot de BarbeDrue, j'ai pu participer à deux ateliers avec une naturopathe. (C'était inclus dans le coffret cadeau pour la naissance du girafon!). Le premier atelier était un cours sur la diversification alimentaire du petit enfant.

C'était très intéressant, et ça change pas mal des pédiatres classiques qui vous pressent pour commencer la diversification bien plus tôt que ce que préconise l'OMS.

Cet article étant assez long, je le divise en 2 parties :

1ère partie : Les arguments concernant l'âge du début de la diversification alimentaire.
2ème partie : Les groupes d'aliments, dans l'ordre d'introduction. (avec les précautions à suivre)

1ère partie : Arguments concernant l'âge du début de la diversification alimentaire

OMS vs Pédiatre traditionnelle :  

L'OMS conseille de continuer l'allaitement alimentaire exclusif jusqu'à 6 mois, et ensuite de le poursuivre accompagné de la diversification progressive jusqu'à deux ans.

Certains (comme ma pédiatre) aiment préciser que ces préconisations s'adressent au monde entier, et que dans les pays du tiers monde, les besoins ne sont pas les mêmes que dans les pays industrialisés. C'est vrai. Mais il faut également savoir que dans certains pays où l'accès à l'eau potable est difficile, l'OMS recommande l'allaitement maternel exclusif jusqu'à l'âge de 12 mois, pour limiter les risques sanitaires liés aux fruits et légumes lavés avec une eau insalubre.

Cela montre bien que les recommandations de l'OMS s'adaptent également aux différentes situations, et pour le moment, l'OMS n'a pas dit que les pays industrialisés devraient commencer la diversification avant 6 mois..

Notre pédiatre s'appuie sur une étude récente qui est arrivée à la conclusion que le fait de retarder la diversification alimentaire augmente le risque d'allergie alimentaire.

Que dit cette étude?

D'après cette étude, plus un aliment allergène est présenté tôt, moins il y a de chance de développer une allergie. Les auteurs conseillent donc de commencer la diversification alimentaire entre 4 et 6 mois.

Voici un petit résumé des recommandations résultantes de cette étude : (1)

« Dans l’optique de prévenir le développement des allergies, mais aussi de la maladie coeliaque et du diabète, les études récentes permettent d’envisager la diversification de la façon suivante :

  • introduire les aliments entre 4 et 6 mois
  • n’interdire aucun aliment
  • commencer par les légumes et fruits cuits puis crus
  • puis introduire viande, poisson, oeuf dur (entier) : 1 à 2 cuillères à café
  • introduire les céréales à base de gluten (celles qui sont pourtant marquées à partir de 6 mois) : 1 cuillère à café dans un biberon
  • respecter vos "habitudes" alimentaires … en gardant du « bon sens »
  • sans jamais forcer
  • ne pas adjoindre de sucre et de sel
  • sans oublier que l'aliment principal reste le lait pour nourrisson (au moins 600 ml par jour avant 6 mois et 500 ml au-delà).
  • toujours vérifier que l'eau apportée dans les biberons est adaptée pour les nourrissons (logo sur l'étiquette). »


Je pense que cette étude est sérieuse et je ne suis pas là pour la contester.

Les incohérences de ma pédiatre :

Cependant, tous les médecins qui s'appuient sur cette étude ne font pas forcément tous les mêmes préconisations concernant l'ordre d'introduction des différents aliments lors de la diversification. 

D'autre part, un certain nombre d'incohérences de la part de ma pédiatre me pousse à ne pas forcément suivre tout ce qu'elle me conseille. D'abord, il m'a semblé qu'elle a apprécié cette étude, car elle réhabilite une façon de faire à laquelle elle adhérait mieux. Elle m'a dit : "Eh oui, finalement on revient à ce que l'on faisait au départ."

Ma pédiatre conseille donc de commencer vers 4 mois et demi, alors que l'étude reste floue : entre 4 et 6 mois.

Et puis, incohérence flagrante : On est donc censés présenter les allergènes plus tôt pour éviter les allergies alimentaires, d'après cette étude. Alors pourquoi cette même pédiatre me déconseille d'introduire les allergènes avant 12 mois?

Bref. Je préfère pour le moment ne pas diversifier avant 6 mois. Pour ma petite fleur, nous avions coupé la poire en deux et commencé la diversification à 5 mois et demi. J'ai évité les allergènes un certain temps pour elle. Jusqu'à présent, elle n'a présenté aucune allergie, on peut donc dire que tout s'est bien passé.

Le girafon est né deux semaines plus tôt qu'elle par rapport à la date prévue d'accouchement, donc ça sera 6 mois pour lui. Vu tous les inconforts digestifs qu'il a depuis sa naissance et ce malgré l'allaitement maternel, je suis d'autant moins pressée de commencer. En plus, pour le moment, il n'a pas l'air intéressé par la nourriture qu'il nous voit manger.

La naturopathe m'a  parlé succinctement du lien entre la flore intestinale et le système immunitaire, qui  justifierait également de commencer la diversification alimentaire après 6 mois. Comme le sujet m'intéressait, j'ai cherché plus de renseignements.  Je précise tout de même que l'étude que j'ai trouvée sur le sujet est plus ancienne que celle citée plus haut.

Je vais essayer de résumer clairement les points qui m'ont intéressée dans cette étude dans les deux prochains paragraphes :  

La flore intestinale a un lien avec le système immunitaire (2) :  

Les intestins contiennent 60 à 70 % de nos cellules immunitaires, constituant ainsi le premier organe immunitaire de notre organisme.

A la naissance, le bébé naît avec un tube digestif stérile. Le méconium lui-même est stérile. En moins de 48h après l'accouchement, la colonisation de l'intestin du bébé se fait par les bactéries de la flore vaginale, intestinale et buccale de la mère, ainsi que les bactéries de l'environnement.

Les enfants nés par césarienne ne bénéficient pas de la colonisation par le passage dans la flore vaginale de leur mère.

Après la diversification alimentaire, la flore intestinale se diversifie puis se stabilise vers 2 ans environ, et devient comparable à la flore d'un adulte.

Il y a donc deux périodes cruciales pour la colonisation de l'intestin : la période allant de la naissance à la diversification, et la période autour de la diversification alimentaire.   

Il semblerait que la colonisation de l'intestin par la flore microbienne (les bactéries,donc) a une implication dans la maturation du système immunitaire.

Recommandations du Professeur LANGHENDRIES (3) :

Ce sont des recommandations qui s'adressent à des pédiatres, mais je trouve intéressant de les connaître, en tant que parents. Le but n'est pas de remplacer les médecins, mais d'être attentif à certaines pratiques abusives. Voici donc ses recommandations :  
 

« Au vu des connaissances actuelles, il est cependant possible de faire des recommandations pour améliorer la colonisation bactérienne du nourrisson, afin de favoriser la mise en place d’une réponse immunitaire de bonne qualité :

1.) Privilégier au maximum la naissance par voie basse, qui est le meilleur moyen d’avoir une colonisation bactérienne adéquate.  L’épidémie de césariennes dans les pays développés ne peut en aucun cas être considérée comme un indice de l’amélioration de la médecine périnatale.


2.) Allaiter exclusivement, et ce pendant au moins les 6 premiers mois. Il convient d'éviter autant que possible l'allaitement mixte et les compléments : l'allaitement favorise une maturation progressive de la muqueuse intestinale et du système immunitaire.

3.) Eviter autant que possible les antibiothérapies qui ne sont pas réellement justifiées chez les nourrissons. Si une antibiothérapie est indispensable, il faudrait utiliser un produit ayant le spectre d'action le plus étroit possible.

4.) La diversification alimentaire ne débutera pas avant 6 mois, et elle sera lente et progressive. »  

Quand commencer la diversification ?

Nous avons donc vu qu'il y a deux avis sur la question : Une étude récente qui préconise de le faire entre 4 et 6 mois.  

Et  ceux qui disent que l'idéal est de commencer vers 6 mois ou plus. Parmi ceux-là, on peut citer l'OMS, les naturopathes, les pédiatres homéopathes et certains pédiatres "classiques". 

J'ai d'ailleurs consulté un pédiatre spécialisé en allaitement maternel qui m'a également donné l'âge de 6 mois au minimum pour se lancer dans la diversification alimentaire.

Comme on l'a vu plus haut, 60% à 70% des cellules immunitaires se trouvent dans les intestins. Si on introduit certains aliments trop tôt, on détériore la qualité de la flore intestinale, et donc, de l'immunité.  

A chacun de faire son choix selon ce qui lui paraît le plus raisonnable. Je vais présenter ici la diversification vue par une naturopathe, donc suivant le deuxième avis.

2ème partie : Les groupes d'aliments, dans l'ordre d'introduction

Précautions :

Il faut garder en mémoire que le lait reste l'aliment de base pour les bébés, même lorsque la diversification est bien entamée.

Pour les bébés allaités, il est conseillé de commencer par la tétée avant la purée. 

Pour commencer, pas plus d'un nouvel aliment par semaine, et de préférence introduction au moment de midi, et à distance du moment du coucher. Cela permet de constater si l'enfant fait une réaction, et de savoir à quel aliment en particulier.


Les premières fois, on donne le nouvel aliment en petite quantité : pas plus de 3 cuillères à café. Il ne faut pas s'étonner si le bébé refuse de goûter ou recrache. Les premières fois, il ne sait parfois pas qu'il peut se nourrir ainsi, trop habitué à l'alimentation liquide. Et surtout, ne pas le forcer. C'est une découverte, pas une corvée.

Les débuts de la diversification alimentaire sont une découverte, on peut appeler cela "l'éveil alimentaire".


Préparation :

De préférence, favoriser les aliments bio. Dans l'absolu, si on en avait les moyens, le mieux serait d'opter pour le tout bio. Malheureusement, c'est très cher.

Si on peut se le permettre, il est préférable d'éviter le non-bio au moins pour certains aliments. En particulier les produits laitiers (le lait est très concentré en pesticides, et autres cochonneries que la vache a absorbées, comme les antibiotiques, etc.. Le bio est donc largement recommandé.) ainsi que les céréales complètes ou semi-complètes (les pesticides s'accumulent dans les enveloppes des grains.).

La cuisson vapeur en dessous de 90°C est très bonne pour conserver au mieux les qualités nutritionnelles des aliments. Il vaut mieux jeter l'eau de cuisson restante au fond de la cuve, surtout si la préparation inclut des pommes de terre ou des légumes non bio. Les pesticides sont concentrés dans cette eau.

En ce qui concerne la perte des vitamines hydrosolubles dans les restes de condensation (l'eau au fond de la cuve), elle sera minime si la cuisson est vapeur et en dessous de 90°C.

Si la mixture paraît trop épaisse à votre bébé, vous pouvez toujours la diluer avec un peu d'eau. Mais c'est bien de l'habituer à des textures épaisses et pas trop fluide, pour le pousser à utiliser ses maxillaires et mastiquer (avec ses gensives dans un premier temps s'il n'a pas encore de dents.)

La mastication aide pour la digestion, car elle amplifie la production de la salive, qui contient de l'amylase, et fait donc une prédigestion des sucres..

Les fruits et les légumes :

Le bébé est habitué au goût très sucré du lait maternel. Il mangera donc plus facilement des saveurs douces. On commence donc par des fruits et des légumes doux et non allergènes. A savoir pour les premières fois : les fruits et les légumes coloreront les selles de votre bébé, ne soyez pas étonnés.  

Fruits doux dès 6 mois :

Pomme, poire, abricot, pêche, selon la saison, cuits à la vapeur. On peut y ajouter une compotée de fruits secs pour sucrer un peu (de datte, d'abricots secs, etc..)

Légumes doux dès 6 mois :

Carotte, courges diverses, pomme de terre, patate douce, courgette en saison, panais, betterave, cuits à la vapeur.

On peut également donner les légumes sous forme de jus : jus de carottes, de betterave, etc...  

Légumes fibreux vers 9-12 mois :

Epinards, blettes, endive, poireau, choux divers, haricots verts, cuits à la vapeur. Pas de céleri avant 12 mois, c'est un allergène.

Agrumes, kiwis à partir de 9-12 mois :

On les donne lorsque c'est la saison. Pas trop tôt car leur acidité agresse le système digestif : Selles acides, érythème fessier, etc..  

Légumes crus fibreux à partir de 12 mois :

Tomates, avocats, petits bouts de carotte.  

Fruits rouges et fruits exotiques, vers 18 mois :

En saison, on peut donner de petites quantités de fraise à partir de 12 mois. 

Les céréales :

Céréales sans gluten à partir de 7 mois : 

Riz, mais, millet, sarasin, quino, tapioca, pollenta et petit épeautre (Le petit épeautre n'est pas la même céréale que le grand épeautre. Le grand contient du gluten.)

Céréales avec gluten à partir de 9-12 mois :

Blé, avoine, seigle, orge, kamut (ancêtre du blé) et grand épeautre.

Le mélange de céréales demi-complètes avec de la purée d'amande blanche procure un bon apport en fibres et en vitamine B. Cependant, l'amande étant un allergène, il ne faut pas introduire cet aliment trop tôt.

Les céréales demi-complètes (à prendre bio) contiennent du tryptophane, un dérivé de la sérotonine, l'hormone du bien-être. Comme en plus elles sont très rassasiantes, cela prépare un meilleur sommeil lorsqu'elles complètent le repas du soir.

Les protéines : 

Les protéines peuvent fatiguer les reins si elles sont données trop tôt ou en trop grosses quantités.

Quantités journalières :

12 mois : 10 gr/ jour = 1 cuillère à café
24 mois : 20 gr./jour = 1 cuillère à soupe
36 mois : 60 gr./jour = 3 cuillères à soupe 

Vers 9-12 mois : 

Volailles variées (la pintade est particulièrement riche en fer), oeuf (d'abord le jaune, cuisson coque ou mollet : le jaune trop cuit contient trop de cholestérol.)

Dès 12 mois :

Poissons blancs. 
Puis poissons gras de type sardine, saumon, maquereau. Eviter les gros poissons de fin de chaîne alimentaire, comme le thon, qui contiennent beaucoup de métaux lourds.

Vers 18 mois :

Autres viandes qui sont riches en toxines : Agneau, boeuf, mouton...

Les matières grasses :

Quantités journalières : 

6 mois : 1 cuillère à café/jour
18 mois : 1 cuillère à soupe/jour
36 mois : 2 cuillères à soupe/jour
Adulte : 5 cuillères à soupe/jour

Tant que le bébé est allaité, il reçoit des matières grasses dans le lait de sa mère. Lorsque les tétées diminuent, il faut penser à lui apporter d'autres graisses extérieures.

On ajoute les matières grasses crues au dernier moment, en évitant de les faire cuire afin de préserver leurs qualités nutritionnelles.

Beurre bio cru > apporte du bon cholestérol

Huiles bio pressées à froid : 

Colza, noix, cameline, lin, ..

Pour préserver au maximum les qualités nutritionnelles de ce genre d'huile, on s'en sert au dernier moment dans la préparation > graisses non cuites. D'autre part, une fois la bouteille ouverte, elle se conserve environ 3 mois au réfrigérateur.

Lors de l'allaitement, la maman doit être attentive à son apport personnel en oméga 3, en consommant également des huiles bio pressées à froid, et des poissons gras.

Les légumineuses :

Vers 8-9 mois : lentilles corailles, pois cassés (ce sont les plus faciles à digérer.)

Vers 12 mois : lentilles vertes, haricots, azuki, pois chiches (ces légumineuses sont plus irritantes pour les intestins.)

Les produits laitiers :

Tant que l'enfant est allaité par sa mère, ses besoins en calcium et autres nutriments contenus dans le lait sont complètement satisfaits, l'introduction des produits laitiers n'est pas très urgente.

Le lait contient des concentrations très fortes de pesticides et d'antibiotiques si la vache (ou la brebis, chèvre, etc..) en a consommé. Il est donc important de privilégier les produits laitiers d'origine biologique.

Privilégier les produits laitiers non sucrés. Pour en adoucir le goût, on peut les sucrer soi-même avec un peu de sirop d'agave, une compotée de fruits secs (abricot, datte), ou compote.

Vers 6 mois :

Lait de riz possible.

Mais selon moi, ça ne remplace pas le lait d'un point de vue nutritif. Le riz n'est pas spécialement riche en calcium. J'imagine qu'on peut s'en servir éventuellement pour délayer une purée?

Vers 7-8 mois :

Chèvre et Brebis : Fromage blanc, faisselle, petits fromage frais et mous non salés pour ajouter aux purées

Vache : fromages blancs.

Laits végétaux :  

Il est possible de préparer de petits entremets au lait d'amande ou au lait de châtaigne. Selon la naturopathe, c'est possible dès 8 mois, mais les fruits à coques sont allergènes. Je conseillerais donc plutôt d'attendre un peu plus longtemps pour les introduire, surtout s'il y a des antécédents d'allergies alimentaires de ce type dans la famille.


NOTES :

(1) Extrait issu du site allergienet.com, écrit par le Dr Etienne Bidat, janvier 2011

(2) "Le bébé, la flore microbienne intestinale et le système immunitaire", Drs J-L. Arnaud, B. Feliers, R. Messagier. DU Alimentation Santé et Micronutrition. (Je n'ai pas trouvé l'année de cette étude, mais les sources les plus récentes référencées dans la bibliographie datent de 2003.)

(3) Extrait de la conclusion de l'étude précédemment citée en note (1)



Photo : Prise par May dans la cuisine en 2011, retravaillée par BarbeDrue (merci!)

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 15:25

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Depuis quelques semaines, je suis en pleine mutation alimentaire. Il a suffit d'un petit problème de digestion du girafon pour me lancer dans de grandes réflexions...

Tout a commencé lorsqu'il s'est avéré que mon bébé avait tout le temps mal au ventre. J'avais toujours entendu dire que les gênes intestinales était causées par les aliments non digérés qui fermentaient dans les intestins et entraînaient des gaz. C'est la diététicienne du service de suites de couches où je travaillais qui m'avait expliqué cela.

Selon cette théorie-là, les aliments ingérés par la mère arriveraient donc déjà digérés dans le lait maternel. Les gaz du nourrisson allaité seraient donc causés uniquement par l'immaturité de son système digestif, quelle que soit l'alimentation de sa mère.

Cependant, la leche league conseille d'arrêter les produits laitiers, en particulier ceux à base de lait de vache, lorsque le bébé montre des signes d'inconfort digestif persistants.

Un peu sceptique à la base, j'ai donc stoppé les produits laitiers. Un peu ennuyée aussi, parce que j'aime beaucoup ça...

Au bout d'une semaine, il s'est avéré que le girafon allait mieux, et que je pouvais m'en passer sans ressentir une grande frustration.

Po "lait" mique :

Je me suis rendu compte que le lait est un produit autour duquel il y a polémique. On le dit peu, mais consommer des produits laitiers en grande quantité n'est pas une bonne chose.. J'en avais vaguement entendu parler, mais sans y prêter trop d'attention.

Le lait est avant tout un aliment pour bébé mammifère. De tous les mammifères, nous sommes les seuls à en consommer à l'âge adulte, et du lait d'autres espèces en plus. Certe ils sont une source de calcium, dont nous avons besoin, mais d'autres aliments et eaux minérales en contiennent également.

Ce qu'on sait moins, c'est que le message "les produits laitiers sont nos amis pour la vie" est certe une invitation à consommer du calcium, mais c'est surtout une promotion pour l'agro-alimentaire, qui veut nous faire acheter sa production de lait.

On parle également moins des méfaits des produits laitiers consommés en trop fortes quantités.

"Le grand méchant lait (1)"

C'est le nom d'un reportage qui est passé récemment sur la 5. Je vais résumer ici les différents points qui m'ont intéressée dans ce reportage.

1.) Le verre de lait sucré chaque jour à l'école, instauré en 1954 par Pierre Mendès France, était en fait un moyen d'écouler le lait produit en France.

2.) Avant cela, les gens des villes ne consommaient pas de lait, par impossibilité de le conserver. La découverte de la pasteurisation a tout changé.

3.) L'intolérance au lactose est une norme aussi bien chez les animaux que chez les humains adultes. Dans le monde entier, seuls les peuples ayant pratiqué l'élevage produisent encore des lactases à l'âge adulte qui permettent de digérer le lactose.

4.) Les normes sur le nombre de produits laitiers à consommer chaque jour en France sont doublées par rapport aux normes préconisées par l'OMS.

5.) Les différents experts et chercheurs chargés de définir ces normes sont sponsorisés par l'industrie laitière, ce qui peut faire douter de leur impartialité lorsqu'ils donnent ces chiffres.

6.) Il existe d'autres aliments riches en calcium comme les sardines entières, à condition de consommer les arrêtes.

7.) Le lait contient une hormone de croissance qui n'est pas anodine à consommer à haute dose. Le lait de vache en particulier, contient une hormone particulièrement puissante pour permettre au veau d'atteindre très vite une grande taille et masse musculaire.

8.) L'industrie du lait utilise le "cracking", un procédé qui consiste à séparer le lait en plusieures parties : d'un côté la graisse du lait, d'un côté le lactose, etc.. Ensuite, les laits sont reconstitués, ce qui permet d'avoir du lait écrémé d'un côté, des laits sans lactose de l'autre. Même les laits entiers frais sont reconstitués, car cela permet d'avoir une étiquette mentionnant les gr aux 100 ml de chaque élément d'une façon fixe. (Sans le cracking, les différents éléments du lait sont présent dans des quantités qui peuvent légèrement varier.) La plupart des laits que l'on consomme sont donc des laits reconstitués.

Aliments riches en calcium (2) :

mg de calcium pour 100 gr  :

Wakamé (algue séchée) : 1300 mg
Fromage à pâte dure : entre 1200 et 920 mg
Graine de sésame séchée :  975 mg
Amarante : 490
Sardine à l'huile avec arrêtes, égouttée : 380 mg
Amande : 247 mg
Persil : 200 mg
Cresson : 160 mg
Yaourt : 160 mg
Figue séchée : 160 mg
Poudre de cacao : 140 mg
Jaune d'oeuf cru : 127 mg
Lait entier de vache : 113 mg
Epinard : 104 mg
Fenouil : 100 mg
Olives : 90 mg
Dattes séchées : 62 mg
Noix : 61 mg
Cassis : 55 mg
Brocoli cru : 50 mg
Chou cru : 47 mg
Orange : 40 mg
Raisin sec : 40 mg 
Lait de soja : 38 mg 


En observant cette liste, on constate que beaucoup d'aliments contiennent plus de calcium qu'un simple verre de lait. Les fromages sont très concentrés en calcium, mais ils provoquent une acidification lors de la digestion qui diminue l'absorption du calcium.

Il faut également penser qu'il est plus difficile de manger 100 gr d'aliment du genre graines de sésame que 100 gr de lait, de sardine ou de fromage.

Mais cela laisse tout de même beaucoup d'alternatives aux produits laitiers.

Attention également aux laits végétaux. Ils ne contiennent pas forcément énormément de calcium. Il ne faut pas s'imaginer qu'ils ont les mêmes apports que les produits laitiers. Certains laits végétaux sont enrichis en calcium, mais pas tous, il faut donc être attentif à ce qui est noté sur l'emballage.


Moins de viande..

Partie de toutes ces réflexions autours des produit laitiers, je me suis mise à réviser toute mon alimentation. J'ai décidé que nous mangerions également moins de viande. D'une façon générale, en France, nous consommons de façon abusive. Et il se trouve qu'il y a beaucoup de polémiques -de nouveau- autour de cette consommation.

Premièrement : Manger beaucoup de viande n'est pas forcément très bon pour la santé. Les viandes rouges, par exemple, contiennent beaucoup de graisses animales entrainant une élévation du taux de cholestérol.

Deuxièmement :  L'élevage intensif entraîne des problèmes écologiques : La production massive de soja pour nourrir les animaux destinés à être mangés est très polluante et provoque aussi des problèmes humains. (pauvreté des producteurs de soja, utilisation des terres cultivables pour cette production au détriment des productions locales destinées aux habitants, etc..)

Troisièmement : Les saletés que l'on donne aux animaux pour les faire grossir plus vite et éviter qu'ils soient malades, tout cela à moindre coût : antibiotiques, stéroides, farines animales, et tout ce que l'on ignore encore.  

Quatrièmement : Pour les musulmans qui mangent halal, il s'est avéré récemment que la plupart des organismes de certification halal n'effectuent pas de contrôles vraiment fiables. (3) Heureusement qu'il reste encore la certification AVS pour manger l'esprit tranquille, en attendant que les autres organismes se reprennent en main.

Je ne suis pas partie dans l'idée de supprimer totalement la viande de notre alimentation. J'ai longtemps été végétarienne, et j'étais très souvent anémiée. D'autre part, la petite fleur manque déja régulièrement de fer, tout en consommant de la viande.

J'ai donc simplement décidé que nous en mangerions moins souvent. Je la remplace par :

- Du poisson (frais, fumé, en boite, congelé, pané, etc...)
- Des oeufs
- Des galettes végétariennes, au tofu ou aux céréales (malgré les ronchonnements de BarbeDrue qui n'apprécie pas trop ça.)
- En complément, nous essayons d'accompagner tout cela par des aliments riches en fer, tel que les lentilles, etc.. (Voir liste ci-dessous.) 

Aliments riches en fer (2) :

mg de fer pour 100 gr :

Algue laitue de mer : de 5 à 200 mg
Algue spiruline : 100 mg
Varech : 100 mg
Basilic séché : 42 mg
Ortie : 41 mg
Gingembre : 14 mg
Cacao : 10 à 12 mg
Biscotte complète : 10 mg
Foie d'agneau : 10 mg
Foie de boeuf : 10 mg
Persil : 10 mg
Fève : 9 mg
Lentilles sèches : 9 mg
Palourde : 8 mg
Foie de lapin : 7.9 mg
Haricot blanc sec : 7.5 mg
Pois chiche : 7.2 mg
Rognon de boeuf : 7 mg
Lentille cultivée : 6 mg
Jaune d'oeuf : 6 mg
Moule : 6 mg
Abricot sec : 6 mg
Foie de veau : 5 mg
Noix de cajou : 5 mg
Amande : 4.5 mg
Noisette séchée : 4.5 mg
Noix de coco sèche : 3.6 mg
Pruneau : 3.4 mg
Raisin sec : 3.3 mg
Pissenlit : 3.2 mg
Epinard : 2.7 mg
Oeuf entier : 2.3 mg
Figue sèche : 2 mg
Noix sèche : 2 mg
Pain de sègle : 2 mg
viande : 2 mg


Ici aussi, on peut constater que contrairement aux idées reçues, la viande n'est pas forcément l'aliment qui contient le plus de fer. Un peu de découvertes et de tâtonnements en cuisine, de la variété, et tout ira bien!

Pas trop de soja :

En effet, le soja contient des phyto-oestrogènes, qui sont des perturbateurs endocriniens. Ils ressemblent beaucoup aux oestrogènes féminines et à haute dose, peuvent donc perturber le fonctionnement de ces hormones.

Nous mangeons donc moins de viande et quasiment plus aucun produits laitiers,  sans pour autant me rabattre sur le soja. On en mange aussi, mais pas plus d'une ou deux fois par semaine.

Doucement sur les sucres ajoutés :

Des études récentes prouvent que l'on peut se passer des sucres ajoutés, les sucres raffinés, etc...

Le glucose (et non pas le sucre) est le carburant qui permet à nos cellules de produire de l’énergie – les muscles et le cerveau, notamment, consomment beaucoup de glucose. Le glucose provient des glucides que nous ingérons. Ces glucides, qui devraient constituer 55 à 60 % de notre ration quotidienne, sont les principaux constituants des aliments suivants : légumes, algues (de mer et d’eau douce), fruits, céréales complètes (riz non poli, blé complet, etc.), et légumineuses (lentilles, fèves, pois chiches, haricots...). Notre organisme n’a pas besoin d’autres glucides ni d’autres «sucres» que de ceux-là. (4)

En fait, le sucre raffiné donne meilleur goût à de nombreux produits que veulent nous faire acheter les industriels.

Il ne nous apporte aucun nutriment essentiel, mais par contre peut provoquer des problèmes de santé, tels que l'obésité, le diabète, et toutes les autres pathologies qui en découlent. D'autre part, plus on mange sucré, plus on est attiré par le sucre :

L’ingestion de sucre blanc ou des aliments qui en contiennent provoque une hyperglycémie (montée brutale du taux de glucose sanguin). Notre pancréas réagit en secrétant de l’insuline. Une hypoglycémie réactionnelle s’ensuit. Evident ou insidieux, le besoin de consommer à nouveau du sucre se fait sentir : vite, on boit ou on grignote sucré. Notre organisme est alors entré dans un cercle vicieux qui peut aller jusqu’au diabète, d’autant qu’un mode alimentaire sucré comprend toujours, à côté du sucre blanc, des céréales raffinées (riz blanc, pain blanc, biscottes) et des aliments à index glycémique élevé (les mêmes, plus la pomme de terre frite, en chips, au four ou en purée). L’excès de sucre entraîne une dépendance, et le sucre a été, avec raison, comparé à une drogue. (4)

On pourrait donc se passer de sucre ajouté (sucre blanc, sucre de canne, de betteraves, etc...). Et se passer aussi de céréales raffinées en les remplaçant par des céréales complètes.

Le sucre est caché aussi là où on ne l'attend pas forcément : conserves de petits pois, plats préparés, etc...

Même les jus de fruits 100% pur jus, sans sucres ajoutés, contiennent autant de sucre qu'un soda. Bien sûr, c'est du sucre de fruit. Mais on a tendance à oublier que même le sucre de fruit a des répercussions sur la santé. Les diabétiques doivent d'ailleurs limiter leur consommation journalière de fruits. Le problème des jus de fruits, c'est qu'ils sont trop concentrés.

Il n'y a absolument aucune différence entre les sucres ajoutés dans les boissons industrielles et les sucres présents naturellement dans les jus de fruits. Ce sont exactement les mêmes, le fructose et le saccharose, ce dernier étant tiré de la betterave et de la canne à sucre. Ils sont assimilés de la même façon. (5)

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La marque tropicana commercialise un jus de clémentine en vantant le fait qu'un seul verre de ce jus contiendrait l'équivalent de 9 clémentines. Certe, ça fait un argument commercial puisqu'actuellement on nous bassine avec le slogan "5 fruits et légumes par jour". Mais est-ce que ça parait raisonnable de consommer d'un seul coup 9 clémentines?

Manger trop sucré comporte des risques, comme on l'a déja dit plus haut :

- Addiction au goût sucré (le sucre appelle le sucre)
- Mycoses à répétition
- Obésité
- Pathologies liées à l'obésité : diabète de type II, problèmes cardio-vasculaires, etc..
- Vieillissement cellulaire accéléré
- Baisse du système immunitaire
- Agent favorisant de certains cancers du système digestif 


De faux besoins

En fait, notre mode d'alimentation est énormément conditionné par les publicités et ce que l'on  veut nous faire consommer. Les publicités nous martèlent à longueur de journée que tel ou tel produit est indispensable, et on finit par en être convaincu.

Les produits laitiers comme la viande sont mis en avant par les services de santé, main dans la main avec l'Etat et les filiales de l'industrie agro-alimentaire. Certe, ils apportent des proteines, du calcium et du fer, mais ils ne sont pas les seuls aliments à en contenir. D'autre part, comme on l'a vu plus haut, la plupart des études concernant le nombre de produits laitiers à consommer journalièrement en France sont sponsorisées par l'industrie laitière.

Mais les produits laitiers et la viande ne sont pas ce qui me pose le plus problème. Je considère qu'ils font partie des aliments qui contiennent des nutriments essentiels. Par contre, tous les produits sucrés et raffinés, les sucreries, rentrent dans une autre catégorie selon moi : le faux besoin, le superflu. Qui a un coût financier, et pour la santé.

L'Etat soutient l'industrie agro-alimentaire car elle génère des milliers d'emplois en France.

Je suis contrariée, parce que l'on nous présente des aliments en nous faisant croire qu'ils sont indispensables et bons pour notre santé, alors que dans certains cas, c'est tout le contraire. Je pense en particulier aux jus de fruits, aux produits laitiers sucrés, aux biscuits et autres gâteaux pour le goûter de nos enfants, etc...

Sous prétexte qu'il faut 5 fruits et légumes par jour, 3 produits laitiers, des féculents, l'industrie agro-alimentaire nous pousse à des aberrations...

Tout cela m'oblige à me poser des questions. On a besoin de manger pour vivre, c'est un fait. Mais est-on vraiment conscient de ce que l'on veut nous faire consommer? J'ai souvent tendance à oublier le fait que l'on vit dans une société de consommation à tous les niveaux, et à minimiser les dérives que cela entraîne. D'ailleurs, on réduit souvent l'individu au terme de consommateur. Pourquoi suis-je devenue une "consommatrice", bercée par des idées reçues?


Conclusion :

Lorsque l'on supprime ou que l'on diminue les produits laitiers et la viande, il faut être attentif à combler les nutriments qu'ils apportent par d'autres sources.

Les produits laitiers apportent protéines et calcium.

La viande apporte protéines et fer.

Les protéines sont relativement faciles à trouver, la plupart des céréales en sont riches, ainsi que le soja. Pour les apports en fer et en calcium, il faut choisir des aliments qui en sont riches, et varier son alimentation.

Si j'ai totalement (ou presque) arrêté les produits laitiers, c'est seulement pour limiter l'inconfort digestif de mon girafon durant la période de l'allaitement. (Que je souhaite long.)

Sinon, je préfère limiter ma consommation plutôt que de la stopper complètement. Actuellement, la petite fleur boit deux grands verre de lait entier bio par jour, et BarbeDrue consomme du fromage. Nous mettons également du beurre dans les pâtes.

En ce qui concerne la viande, c'est pareil. Nous n'allons pas totalement la bannir de notre alimentation, simplement en manger moins souvent.

Du côté des sucres raffinés, j'essaye de limiter leur consommation en achetant des pâtes à base de céréales complètes. Pour le gouter, on mange généralement des biscottes complètes, galettes de riz, etc..  plutôt que des biscuits ou autres gateaux. Après, on ne supprime pas complètement les produits sucrés. Il s'agit surtout de ne pas en abuser.

D'autre part, si nous sommes invités, nous mangeons comme tout le monde. (Tant que c'est halal, bien-sûr!) Rien de figé dans toute cette "révolution alimentaire".

Au final, mon souhait, c'est d'être consciente de la vérité au sujet des différents aliments et nutriments. Et d'en profiter pour manger plus sain, plus varié, mieux, quoi! :)  


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Photo : Prise par May, dans la cuisine, en 2009

Notes :

(1) : "Le grand méchant Lait",  documentaire de 52' réalisé par Magali Cotard et produit par Pulsations, avec la participation de France Télévisions, 2012
(2) : Source : Wikipédia
(3) : Voir le site al-kanz.org
(4) : Extraits issus de l'article d'Henriette Sarraseca : "Sucre : effets méconnus d'un irrésistible poison", 2005, pour rfi.fr
(5) : Extrait issu de l'article de Pauline Fréour : "Un jus de fruit naturel est aussi sucré qu'un soda", 2011, dans lefigaro.fr

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