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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 22:55

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A.) MISE EN ROUTE

Les débuts de l'allaitement m'ont paru très faciles. Je n'ai eu aucun problème de crevasse, ma poussinette a bien têté dès le départ, elle a pris du poids très rapidement.

Evidemment, le fait d'avoir travaillé pendant 2 ans dans le service de suite de couche d'une maternité parisienne, et d'avoir aidé tant de mamans à mettre leur bébé au sein m'a aidé.. J'ai été tellement formée sur le sujet que j'avais les bons réflexes.

Il y a tout de même trois choses que je retiens des tous premiers temps :

1.) La montée de lait du 3ème jour, avec les seins douloureux et très tendus pendant presque les 2 jours entiers qui ont suivi. > C'est tout à fait normal...

2.) La légère douleur dans le mamelon au début de chaque têtée, qui disparait après quelques minutes. Cela a duré environ 3 semaines, et c'était plutôt supportable. > C'est également normal.

3.) Le lait qui tout d'un coup s'écoulait tout seul et sans raison particulière les premiers mois... :) > également normal.

Je pense que l'essentiel, lors de la mise en route de l'allaitement, c'est :

- Vouloir profondément allaiter son bébé
- Allaiter le plus tôt possible après l'accouchement
- Bien positionner son bébé au sein
- Donner le sein à la demande
- Ne pas donner de compléments de lait artificiel dans la mesure du possible

Si ces conditions sont réunies, sauf problème particulier, tout devrait se passer pour le mieux!

B.) DES PROBLEMES SUR LE CHEMIN..

1.) "LE DOUTE"

Lorsque la poussinette a eu environ 3 mois et demi, j'ai été confrontée à ma plus grande difficulté : Le doute.

Et c'est arrivé alors que tout roulait, l'allaitement était bien établi, sans aucun souci...

La petite fleur prenait du poids, et plutôt bien, mais pas assez au goût de ma pédiatre. Et elle m'a mis le doute. Il faut dire que ma pédiatre n'est pas spécialement bien formée sur l'allaitement. En plus, elle ne semble pas très favorable à l'allaitement maternel à long terme (c'est-à-dire plus de 3 ou 4 mois). Et elle m'a dit parfois des énormités du genre : "Votre lait n'est peut-être pas assez nourrissant..."

Sans rentrer plus que ça dans les détails, malgré toutes mes connaissances professionnelles sur l'allaitement, malgré les livres que j'avais lu, malgré les conseils d'amies allaitantes, malgré ma propre raison, LE DOUTE s'est installé.

Le problème, c'est que je me suis mis la pression. Je voulais que la petite fleur tête plus longtemps, et plus souvent. Et c'est là que la mise au sein est devenu une sorte de combat.. Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite. Ma poussinette sentait toute cette pression, et hurlait quand je la mettait au sein. Sur le moment, je ne comprenais pas ce qui lui prenait, je stressais encore plus, et c'est devenu un cercle vicieux.

2.) REFLEXE D'EJECTION TARDIF.. 

A cette période-là, cela faisait déja quelques temps que j'étais passée en "mode auto" (= automatisme mammaire). C'est-à-dire que les seins produisent le lait à la demande, au moment où le bébé tête. Et j'ai remarqué que le réflexe d'éjection (1) devenait de plus en plus tardif. Il fallait que la petite fleur tête bien 3 minutes pour qu'il se manifeste.

Je ne sais pas si ce retard venait du fait que la petite fleur têtait moins fort et moins régulièrement, ou si elle s'impatientait et donc têtait moins bien à cause de ce retard. Peut-être encore un cercle vicieux?

Ca a duré 3 ou 4 semaines. Nous avons quand-même réussi à maintenir les têtées, mais à quel prix!!

Il a fallu que je me pose, que je lui fasse confiance, que je la laisse "reprendre le contrôle". Et finalement, une fois le doute dépassé, nous avons réussi à revenir à des têtées paisibles.

3.) AUGMENTATION DES REPAS "SOLIDES", DONC DIMINUTION DES TETEES..

Bon, ça parait logique, mais nous, on espérait la faire manger plus! C'est arrivé quand la poussinette avait environ 7 mois.

La petite fleur s'est mise d'un coup à sauter plein des têtées habituelles... Sur le moment, j'ai cru qu'elle était en train de se sevrer, et je l'ai assez mal vécu...

En fait, à ce moment-là, j'ai cumulé les difficultés :

1.) Augmentation de la nourriture solide, donc nécessité de répartir différemment les têtées sur la journée
2.) Cela coincidait avec l'arrivée de mon retour de couche, je ne sais pas trop si les hormones ont aussi joué sur la lactation...  
3.) En plus, en plein dans cette période de transition, je suis tombée malade, ce qui m'a un peu affaiblie, donc, j'imagine que je devais produire un peu moins de lait..

Cette fois-là, j'ai décidé de rester calme, quoi qu'il arrive. J'ai essayé de me reposer le plus possible. Et j'ai continué à proposer le sein, mais sans insister. De temps en temps je tirais mon lait, histoire de maintenir ma lactation, ou parfois non. J'ai laissé la poussinette gérer comme elle voulait.

Finalement, une dizaine de jours plus tard, on avait compris toutes les deux comment gérer les têtées et les repas en parallèle.

Tout ça pour dire que les difficultés de l'allaitement ne sont pas forcément toujours là où on les attend..

Je crois qu' une des choses ESSENTIELLES lorsqu'on allaite, c'est de se faire confiance, et également de faire confiance à son bébé.

La suite de l'aventure : Allaitement long : un parcours, suite et fin!

NOTE :

(1) Réflexe d'éjection : Moment où le lait jaillit du sein. Se ressent par des picotements dans les mamelons, et/ou une tension mammaire, si le bébé est au sein il se met à déglutir très rapidement. Les premières semaines, ce réflexe peut arriver sans que le bébé soit au sein, et les seins se mettent à couler tous seuls.

Photo : prise en janvier 2011 par May, dans la chambre à coucher

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Published by unbebebienreel.over-blog.com - dans Allaitement
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